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Flavien, constatant que leui' justification était coniplcte et que personne n'élevait plus d'accusation contre eux : pai- consé([uent, on 11 aurait plus le droit de les citer à répondre, loi'squ'ils n auraient plus les actes entre les mains ^.
Ainsi que nous l'avons vu plus haut, le moine Constantin avait déclai*', dans la séance du 13 avril Vi9, ([ue la sentence de déposition rendue contre lùitvchès n'avait pas été rédigée dans la septième session, mais auparavant dictée par Flavien. (h^ n'avait pas poursuivi l'examen de ce point ; mais Kiilvchès ne le négligea pas, et, sur sa demande, l'empereur décréta nnc nouvelle commission d'enquête qui se itMiiiit le 27 avril 449. Elle fut présidée par le comte impérial .Martial, assiste' du comte Castorius ; le tribun Macédonius et le sileiitiaiie Magnus, dont nous avons pai'lé plus hanl. lurent interrogés dans cette nouvelle enquête. On commença par lire la {létition d'Eutvchés à l'empereur. Dans cette pièce il en appelait au silentiaire Magnus qui, l'ayant accompagné au concile, avait vu et entendu ce qui s'était passé au sujet de la sentence en question ; on demanda donc à Martial de dire fidèlement la vérité. Celui-ci (it la déposition suivante : Etant venu trouver 13481 1 archevêque Flavien pour lui dire que, sur l'ordre de l'empereur, le patrice Florent assisterait au concile, l'archevêque hii avait répondu qu'il était inutile de déranger pour cette affaire un si haut personnage, que le type (la sentence) avait déjà été donné, etqu'Eutychès avait été déjà condamné pour ne s'être pas rendu à la seconde invitation. On lui avait montré une pièce qui contenait cette condamnation, et il assura ([ue tout cela s'était passé avant que le concile eût rendu son jugement -. Cette déposition fut insérée au procès-verbal, et, sur la prière du moine Constantin, on demanda à Macédonius de dire ce qu'il avait entendu d'yVstérius, prêtre et notaire de Flavien. Il déclara qu'après la fin de la session tenue pour enquêter sur la valeur des actes, Astérius lui avait avoué que
1. Hardouiii, Coll. concil., t. ii, col. 208 sq. ; Mansi, Concil, arnpiiss. coll., l. VI, col. 817-822.
2. Fuclis, Jiihliolli. lier Kircfierhcrs., t. iv, p. 398, dit à ce sujet : « On ne voit pas que Flavien ait été interrogé sur ce point. Il aurait probablement pu se défendre sans grande difficulté, car l'iinpiitatioM ue prouvait rien contre la légalité de la procédure suivie à l'égard d'Eutychès... Comme celui-ci n'avait pas paru après deux invitations, ou pouvait bien présumer qu'il ne se rendrait pas à une troisième : pourquoi, dans ce cas, l'iavien n'aurait-il pas préparé d'avance le décret qu'il y avait à porter ? >
ces actes avaient été falsifiés par rarchimandrite Abraham et par les notaires. Celte déposition fut également insérée au procèsverbal ^. Mais on n'examina pas si cette déposition elle-même était fondée, quoiqu'il parût bien peu probable qu'Astérius, notaire de Flavien, très dévoué à son maître et intéressé dans la question des actes, eût ainsi parlé contre lui-même et contre ses collègues.
1. Hardouin, op. cit. y t. ii, col. 209-213 ; Mansi, op. cit., t. vi, col. 821-828