‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 352 sur 407 · CONVOCATION DU CONCILE · texte numérisé non relu

CONVOCATION DU CONCILE

liait rien de bon ; Eusobe, évoque de Doryléo, paraît avoir été plus

confiant. La lettre impériale de convocation rédif^ée comme de

[350] coutume, au nom desdeux empercuis Théodose II et Valentinien III \

est datée du .50 mars 449 2. KHe était la même pour tous les mélio-

p. 229, l.a ('OMcIii>;i<)ii à laqiiolle lenquêlc aboutit fut cjiie la n'iiact ion du procès-vorbal n'avait j)as clé e.vcmplc tl une ccrlaiiio nci^ligence. « Les paroles de plusieurs uiembros avaient été déiialuiées ; ou n'avail pas relaie des propositions positives failos au président, cl aux<[uellcs leurs aulcurs atlacliaienl du \iiIk. Vai résumé, la séance de la conilaïuiialion d'ICulv cIk's avait t'-té rendue fort inexacteniciit. Les notaires s'excusèronl eu rejolmt la l'aulc sur le liésurdre de l'asseinblt'-o et le bruit (jui les empêchait denleridrc. J'oulefois, au sortir du baptistère, un d entre eux, le ])rôlre Asiérius, celui-là nièuie qui availlu la sentence de roudamnaliou, prit à pari le référendaire ALicédouius poui' lui dire, à la d('chari>e de sa respousabililé, que les notaires avaient altéré les actes niaigré lui. Comme la séance de la commission était levée, Macédonius courut faire .sa déposition chez le juge civil. » A. Thierry, op. cil., p. 2.'>0. La commission d'enquête n'avait abouti à rien de déllnilil', puisque les deux griefs capitaux soulevés par Eutycliès demeuraient sans solution. Le premier grief relatil au relus opposé par Flavien de recevoirraj)pel inteijetéparrhérésiarquerestaitiucertain, puisque Flavien maintenait que cet appel ne lui avait été commuui(jué «[u'après la clôtui'e delà session. Les membres du concile siégeant à la commission déclaraient de leur côté n'avoir rien entendu. Le deuxième grief iclalif à la sentence prononcée et écrite dès avant la session où elle fut prononcée s appuyait du linnoignage du silenliaire Magnus confirmé par celui d'Ai-éol^inde, maître des offices. Cependant malgré la gravité de ce témoignage, la commission d'enquêle refusa d'examiner l'affaire et excipa de son incompétence. L'enquête terminée, le procès-verbal de ses opérations fut joint aux pièces du concile. On constatait la réalité et, dans une certaine mesure, la gravité des inexaelitndes commises, mais on exonérait Flavien de toute responsabilité. Aélius déclara ([ii'il ne pouvait répondre de la sincérité des actes parce que le notaire Asiérius avait enlevé tous les papiers depuis plus de trois mois. Ces préliminaires du concile prirent lin dans la seconde semaine d'avril 449. Tillemont, Méin. hist. ccclés., l, XV. j). 533 sq. : « Assemblée pour vérifier les actes de la condamnation d'Euiychès : 11 y comparoist par ses délégués. » P. 536 : « On ne peut pi-ouver aucune fausseté contre les actes de la condamualion d'iuitychès. » (II. L.)

1. Nous avons traité ce point particulier, t. i, p. 15, notiî 2. Ct. Hardouin. Coll. concil., t. i, col.l3i3; Mansi. Co/ic. (inipliss. coll., t. iv, col. 11 II. (H. L.)

2. Walch, Kelzcrhist.. t. vi. \>. 178, a lixé à tort la date de cette lettre de convocation au 29 mars. Les actes syriaques s'ouvri'iU |)ar ce litre : « Second synode rassemblé à Ephèse aux jours du saint évètpie Dioscoie. » Ensuite vient la lettre de convocation au concile, sans mention de celui auquel elle est adressée. 11 est dit à la lin ([u'elle fut lancée le 30 uuirs, l'avanl-veille des calendes d'avril api'ès le consulat de Zenon et Posthumien. Cf. Labbe, Concilia, l. iv, col. 99-109 ; S. G. Porry, An ancient srriac ducitmcnt purporting to be thc record in its chief, fealures of tite second synod of Epliesus (l'rivalely prinled)

GONGILliS - II — .30

politains i. Nous possédons encore la copie de celle qui fut adressée à Dioscore -. Les empereurs y témoignent de leur zèle pour l'orthodoxie, et proclament la nécessité de tenir un concile général pour résoudre les doutes et les difficultés sur la vraie foi. Le 1^'" août suivant, Dioscore devait se trouver à Ephèse, avec dix métropolitains de son ressort et dix autres évêques recommandables par leur science et par leurs mœurs ^. De semblables invitations avaient été adressées à d'autres évêques, et nul ne devait, sous peine d'une grave responsabilité, refuser d'y répondre ou différer de se rendre au concile. Théodoret de Cyr (cet adversaire décidé du monophysisme) avait ordre de ne pas venir à Ephèse, à moins d'y être mandé par le concile '*.

Oxfoi'd, 1867; P. Marliu, dans la Rev. des Qaest. hist., 1874, t. xvi, p. 12. La lettre de convocaliou était rédigée au uom des empereurs Théodose II et Valentinien auxquels uue fiction légale attribuait l'indivisible souveraineté de tout l'empire romain. (II. L.)

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