‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 362 sur 407 · Al'TRl'S LETTRES DU PAPE LEON · texte numérisé non relu

Al'TRl'S LETTRES DU PAPE LEON

erroné, on devait le traiter de nouveau avec bienveillance, (^uant ii la doctrine catholi([ue de l'incarnation, le pape Léon lavait délinie d'une manière ilétaillée d:ins sa lettre à Flavien ([uil joi^iiail ;i celle de l'empereur *.

Le pape Léon écrivit, le même joui', à 1 impératrice Pulchérie, sœur de l'empereur et associée à l'empire '-. Elle contenait, avec un court éloge de la princesse, des réflexions tendant à prouver qu'Eutychès était t()niljé plutôt [)ar ignorance que par méchanceté dans l'erreur opposée à celle de Nestorius, et qu'il s'y était ensuite obstiné. Pulchéric devait s'emplover à détruire ces erreurs. Dans le cas où Eutychès rentrerait en lui-même, on devait lui pardonner, ainsi (juc l.coii 1 "avait déjà écrit à Flavien, et recommandé ii ses légats. 11 vaudrait mieux, du icste, qu'Eutychès condamnât ses erreurs au lieu même où il les avait enseignées, c'est-à-dire à Constantinople, et non à l"]phèse.

La collection des lettres de saint Léon, de l'édition des Ballerini, contient une autre lettre du pape Léon à Pulchérie qui porte dans quelques manuscrits cette même date du 13 juin 449. Cependant il n'est guère probable que» le pape ait remis le même jour à ses légats deux lettres pour la même personne et disant au fond la même chose ; aussi les Ballerini pensent-ils que cette seconde lettre, plus longue que la première, n'a jamais été envoyée ^. ^^'alch la tient pour apocryphe K Arendt est d'un avis contraire : il croit que la plus longue [Epist., xxxi) est la véritable, et que la plus [36G] courte [Epist, xxx) n'est qu'un abrégé de l'autre ^. Quoi qu'il en soit, les deux lettres à Pulchérie expriment, pour le fond, les mêmes sentiments ; elles contiennent l'une et l'autre l'éloge de la princesse et cette pensée que c'est par ignorance seulement qu'Eutychès est tombé dans l'erreur opposée à celle de Nestorius. Dans la seconde lettre toutefois, ce point, ainsi que la question dogmatique, est

1. Epist., XXIX, Ad Thcodosiuin Aiiguslum, édit. Bitlloriui, l. i, col. 839 sq. ; P. /-., t. Liv, col. 781 sq. ; Hardouiii, Coll. cuncil.. t. ii, col. 15: .Mansi, Couc, ampl. coll.. l. \, col. 1391.

2. Epist., xxx. Ad Pulcheiiam Augustam, édit. Ballerini, l. i, col. 847 sq. ; P. L., t. Liv, col. 785; Hardouiu, op. cit., 1. ii, col. 18; Mansi. op. cit., t. v, col. 1398. Celte leltrc est du \o juiu 449.

3. Ballerini, dans S. Leonis, Opéra, I. i, col. 8iG. u. 5 ; P. /.., l i.iv, col. 785 ; Mansi, op. cit.. t v, col. 1395.

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