Arendf, Monographie ùbcr Léo dev Grosse, p. 483, u
tritité beaucoup plus longuement. On y voit aussi que le pape se plaint de la brièveté du délai accordé pour la réunion du concile d'Éphèse, en sorte qu'il avait pu à peine préparer le nécessaire et qu'il ne lui était pas possible d'y paraître en personne '^,
En outre, le pape Léon remit à ses légats une lettre également datée du 13 juin et adressée à tous les archimandrites de Constantinople ; il y exprimait son ferme espoir qu'ils n'adhéreraient pas aux erreurs d'Eutychès. Si Eutychès ne se rétractait pas, il serait exclu de l'Eglise ; s'il se rétractait, on ne refuserait pas de se mon- [367] trer miséricordieux à son égard. On pouvait voir la véritable doctrine orthodoxe sur la questionen litige dans la lettre du pape àFlavien 2.
Les légats avaient également reçu du pape Léon une lettre concernant le concile ; elle était ;iinsi conçue: « Dans son zèle pour la foi orthodoxe, l'empereur eût désiré que l'autorité du Siège apostolique ^ renforçât son décret (de convocation du concile d'Ephèse), et que Pierre expliquât lui-même la signification de ces mots adressés par lui-même à Jésus-Christ : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu «vivant. » Si Eutychès avait bien compris cette parole de saint Pierre, il ne se serait pas écarté du chemin de la vérité. A cette parole de Pierre le Christ avait répondu : « Je te le dis, tu es Pierre et sur «cette pierre je bâtirai mon Église... » L'empereur ayant ordonné la réunion d'un concile afin que l'erreur pût être détruite par une sentence formelle [pleniori judicio), Léon avait envoyé trois légats qui devaient tenir sa place dans les sessions et rendre conjointement avec les évêques un jugement approuvé de Dieu. On devait commencer par condamner l'hérésie pestilentielle, et s'occuper ensuite de la réintégration d'Eutychès au cas où il »e rétracterait. Léon s'était expliqué en détail sur la question dogmatique dans sa lettre à Fiavien ■*.
1. Epist., XXXI, Ad Pulcheriam Augustain, edit. Ballerini, t. i, col. 853 sq. ; P. L., t. Liv, col. 789 ; Mansi, up. cit., t. v, col. 1401.
2. £pist., XX.XII, Ad Faustuin, Mariinum et leliquos archiinandritas Constantinopolitanos, édit. Ballerini, t. i, col. 859 sq. ; P. L., t. liv, col. 795; Hardouin, op. cit., t. ii, col. 15 ; Mansi, op. cit., t. v, col. 1406.
3. C'est-à-dire que le pape prit part à la décision du concile. D'après le style de l'époque, Léou appelle ledit impérial dispositio sancta, cf. Walch, op. cit., t. VI, p. 191 ; de même que la quatrième remarque des Ballerini au sujet du texte de la lettre dont nous parlons.
4. Epist., XXXIII, Ad Ephesinani synodum secundam, edit Balleriai, t. i, col. 863 sq. ; P. L., t. liv, col. 797 ; Hardouin, op. cit., t. ii, col. 19 ; Mansi, op. cit., t. v, col. 1410.