Voir la note précédente
le légat du pape (il est appelé Julien dans les procès-verbaux) ^ ; viennent ensuite Juvénal de Jérusalem, Domnus d'Antioche, et en cinquième lieu Flavien de Constantinople, quoique le IP concile œcuménique eût assigné au patriarche de Constantinople lepremier rang après l'évêque de Rome ~. L'auteur du Breviculus historiée
1. Sur la confusion onomastique de Julius et de Julianus elles conséquences qu'on a prétendu eu tirer touchant la légation de Julien de Cos, voir p, 566, note 4. Le P. Quesnel a voulu voir dans les légats romains les représentants non du pape seul mais de l'Occident tout entier. Les Ballerini dans S. Leonis, Opéra, t. II, col, 1175, ont soutenu l'opinion contraire : Excutitiir Quesnelli sententia qua legatos apostolicse sedis in synodis generalibus Orientis legationein gessisse omnium Occidentalium contendit, P. Z., t. lv, col. 698-702.
Dioscore, par une violation flagrante du droit, présidait. La seconde place était réservée au chef de la légation romaine, Jules de Pouzzoles ; les deux autres légats, Dulcitius et Hilaire, étaient relégués à l'extrémité, après les évêques. Juvénal de Jérusalem, vice-président nommé par l'empereur, occupait la troisième place ; venaient ensuite Domnus et Flavien. Outre Juvénal de Jérusalem l'empereur avait donné à Dioscore le concours de Thalassius de Césarée en Cappadoce. A Chalcédoine, Dioscore tenta de rejeter sur Juvénal et sur Thalassius une partie de sa propre responsabilité en soutenant qu'ils avaient reçu de l'empereur un pouvoir égal au sien (Hardouin, Conc. coll., t. ii, col. 80), mais, selon la juste remarque de Tillemout, « il n'eût pas souffert qu'il l'eussent prétendu à Ephèse. » Méni. hist. ecclés., t. xv, p. 552. Outre Juvénal et Thalassius on voit que l'empereur avait confié quelque pouvoir particulier pour ce concile à Eusèbe d'Ancyre, Eustaihe de Béryte et Basile de Séleucie. On est surpris de rencontrer le dernier d'entre eux dans ce groupe puisqu'il avait été au nombre des juges d'Eutychès l'année précédente et qu'il se compte lui-même au nombre de ceux qui devaient être jugés plutôt que juges. (H. L.)
2. Le concile comptait cent vingt-sept évêques présents et les représentants de huit évêques absents. Dans les Actes syriaques, l'énuméralion des Pères du concile est précédée de ce préambule : « Api'ès le consulat des illustres Zenon et i*osthumieu, le 26 du mois, qui, chez les Egyptiens, porte le nom de Méçori, rindiction troisième durant encore, le saint concile se réunit dans la métropole d'Ephèse, par ordre des empereurs, amis du Christ. » La liste syriaque ne s'accorde avec la liste grecque ni pour l'ordre ni pour le nombre des noms. La lisle syriaque omet, après le nom de Dioscore, ceux de Jules de Pouzzoles, du diacre Hilaire et du notaire Dulcitius, l'ambassade romaine. Sont omis : Domnus d'Antioche et Flavien de Constantinople ; Quintilius d'Héraclée représentant l'évêque de Thessalonique, Anastase ; Gyriaque de Trocmadorum représentant Théoctiste de Pisinonte dans la Galatie seconde ; Théodore de Tarse et Romain de Myre, en Lycie ; Jean de Nicopolis dans l'Arménie première ; Eutychius d'Adrianopolis d'Asie ; Jean de Mossènes en Achaîe ; Tliéodore de Glaudiopolis en Isaurie ; Etérychus de Smyrne ; Flavien d'Adramythe, Meliphtongue de Juliopolis ; Onésiphore d'iconium ; Longin de Chersonèse, Eudoxius du Bosphore, Timothée de Primopolis en Pamphylie ; Isaac d'Eléarcfca ; Julien de Mostena (?). A la fin le grec ajoute le prêtre Longin, rempla-