Sirmou'l, Appeitdix codicis Tlieodos., p. llo
2. liardouii), o/y. cit., t. ii, col. 811 sq. ; Mausi, op. cit., l. vi, cul. 60(3 sq.
3. ilurdouin, op. cit., t. ii, col. 269 sq. ; Mansi, op. cit., t. vu, col. 627.
évoques ; ce sont : Basile de Séleucie, Séleucus d'Amasie, ^Etheric de Smyrne, Longin de Chersonèse, Meliphtongue de Juliopolis, Thiniothée de Primopolis et Dorothée de Néocésarée, ce dernier étant représenté par le prêtre Longin.
Le prêtre Jean, premier secrétaire du concile i^primicerius notariorum) et, probablement, un clerc de Dioscore, ouvrit les opérations du concile d'Ephèse en annonçant que « les pieux empereurs avaient convoqué cette assemblée par zèle pour la religion » '', Sur l'ordre de Dioscore^ le secrétaire lut alors la lettre impériale de convocation, et les deux légats romains Jules et Hilaire déclarèrent par leur interprète Florent, évêque de Sardes en Lydie, que le pape Léon, invité par l'empereur, ne s'était pas rendu en personne à cette invitation, parce que cela n'avait pas eu lieu lors du concile de Nicée et du P'' concile d'Ephèse ^. C'est pour cela qu'il avait envoyé ses légats, porteurs d'une lettre pour le concile. Sur l'ordre de Dioscore, la lettre du pape ^ fut remise au
1. Hardouin, op. cit., 1. ii, col. 85 ; Mansi, op. cil., t. vi, col. 612.
2. Jules prit la parole en ces termes : « Le saint pape Léon, convoqué par l'empereur, m'a investi de son mandat. » Comme il s'exprimait en latin, un grand nombre d'évèques n'entendaient pas ce qu'il voulait dire et il fallut recourir aux services de Florent de Sardes. Quand Jules eut fini de parler, ce fut au tour du diacre Hilaire de prendre la parole ; il fit usage du même interprète. « Notre bienheureux évêque Léon, dit-il, serait venu en personne à cette sainte assemblée, s'il en avait eu quelque exemple parmi ses prédécesseurs ; mais vous savez que le pape n'a assisté ni au concile de Nicée, ni à celui d'Ephèse, ni à aucun autre semblable ; c'est pourquoi il nous envoie le représenter et nous arrivons porteurs des lettres qu il vous écrit et dont nous vous prions d'ordonner la lecture. — Que l'on reçoive donc la lettre écrite au saint concile par notre très saint frère Léon, » répliqua Dioscore en prenant la pièce dans ses mains ; par un tour d'escamotage qui rappelle celui de l'abbé Dernier au moment de la signature du Concordat de 1802, le protonotaire entama bravement la lecture d'un document différent et qui n'était autre que la lettre impériale ordonnant l'admission du moine Barsauma dans les rangs des Pères du concile. La lettre du pape fut écartée et ne fut pas lue. Cette façon violente d'éluder une communication dont le contenu n'était que trop pressenti, vu les dispositions bien connues de Léon, était une irrégularité qui laissait pressentir celles qui allaient se succéder entremêlées avec les violences. Les légats ne réclamèrent pas sur-le-champ, pensant que l'occasion ne tarderait pas de s'en présenter. (H, L.)
3. Dans sa monographie du pape Léon (p. 242 et 483), Arendt répète le dire de plusieurs autres historiens, à savoir que le légat avait demandé la lecture de deux lettres du pape, de celle qui avait été adressée au synode, et de IJEpistula dogmatica adressée à Flavien. Toutefois, à côte du mot '{ç6.\i.\>.7.-^a., le texte