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exacte el cuinplèle de 1 iiisloire de celte assemblée, il est nécessaire
le renverser. Xous avous parlé précédemmcut dos assemblées de Tvr et de Béryle dans lesquelles on discuia la conduite d'Ibas. Flavien de Conslautiiiople était favorable à Ibas et à Tliéodoret, on le savait et Ibas dovait eu porter la peine. Le comte F"lavius Thomas Julianus Chrcreas, gouverneur civil de l'Osrlioène, fut envoyé à Edesse faii'e une enquête surlos différends survenus entre Ibas et son clergé. A l'arrivée de Cluere.is, les accusateurs d'Iljas se portèrent à sa rencontre en ileiiors delà ville, le conduisirent au ni:iilyrium de saint Zacliée et le saluèrent de grandes acclamations. « Api'ès le consulat dfs illustres Flavius, Zénou et l'o«itluimien, disent les actes syriaques, la veille des ides d'avril (12 avril 4i9), la seconde indiction durant encore, tous les habitants d'Iidesse se réunirent aux vénérables archimandrites, aux moines, aux femmes, aux Iiommes de la ville, pour aller à la rencontre ilu grand et glorieux Chuereas, comte de premier ordre et juge d Osrhoène. Quand il lui ciilré sur le leri-itoire d Fdesse el qu'il se fut rendu au martyrium de Sainl-Zacliée, tout le monde se mit à crier en ces termes. » Suivent les acclamations pour les empereurs Tliéodose II et Valentiuien III, pour le consul Protogenès, poui- Uomnus, patriarche d Antioche, pour Zenon, maître de la milice, pour le patrice Anatole, pour le comlo lliéodose et pour le comte Chasreas. On cria ensuite : « l'n autre évéque pour Edesse ! Personne n'acceijte Ibas ! Personne n accepte Xestorius ! Au feu, les nesloriens ! Que ce qui est à l'Eglise revienne à l'Eglise ! Chassez Ibas de l'Église ! Que l'Eglise ne souffre pas de violence ! Il n'y a (]u un Dieu ! Le Christ triomphe ! Seigneur ayez pitié de nous ! ^'ous sommes tous unanimes ! Personne, en un mot, n'accepte Ibas ! Personne, eu un mot, n accepte un évèque nestorieu 1 Auguste Tliéodose, aie pitié de notre ville ! Personne ne veut d un second rseslorius, d'un adversaire du Christ, d un destructeur de 1 orthodoxie ! Personne ne reçoit Judas pour évèque 1 Un évéque orthodoxe pour la métropole ! Que celui qui s'en va s'en aille ! (Comte) faites connaître ces vœux, nous vous en prions, à nos maîtres et au stratélate ! Au feu, les partisans d'Ibas ! Au feu, les sectateurs de Neslorius ! Nous voulons Pirouz pour logothète et pour économe de l'Eglise ! Mourir pour 1 Eglise et pour le Christ, c'est vivre î » De tels cris témoiguaienl assez que le comte Ciiaereas pouvait tout entreprendre contre Ibas. D.ins une première réunion tenue dans son secreta- •ium, le li avril, Ciiaereas, parmi le tumulte des mêmes clameurs, entendit formuler contre Ibas dos injures, des Imputations qui reproduisirent presque sans modilicatiuns les accusations énoncées devant les juges de Béryle et de Tyr. Mansi, Concilia, t. vu, col. 2'22-227. Cette enquête se poursuivait parmi les cris : e Ibas en exil ! Ibas aux mines ! Ibas à la potence ! » On proposait pour mettre à sa place Pirouz, prêtre d Edesse (Mansi, op. cit., t. vu, col. 226, n. 13), Dagalaïla, i"!avlen. Eliades. Les cris proférés contre Ibas ne s'adressaient pas à lui seul <t ils aident aiusi à nous faire counaîti-e quelques-uns de ses partisans. Parmi eux se trouvaient 1 archidiacre Basile, Abraham, inspecteur des hospices, les diacres Isaac, Qua'iouuas et Marouua ; les sous-diacres Notarios, llouphot et Théadose, le prêtre Abba, les persans l'abaï, Bartsaouma et Balacli. Assemani, liiblioth. orienlalis, t. i, col. 351-358. Pendant que ces choses se passaient, il semble qu'Ibus était absent d'Édessc. C'est du moins ce qu'eu
de réunir et de coordonner les différents renseignements que l'antiquité ecclésiastique nous fournit sur elle.
peut induire de quelques indices assez vagues. Les Édessiens disent à Chœreas : « Nous supplions Votre Grandeur de lui écrire de ne plus rentrer dans notre ville jusqu'à ce que les miséricordieux empereurs aient publié un ordre. » Actes syriaques, p. 34, cf. p. 24, ligne 8. Les mêmes actes disent, en d'autres endroits, que le peuple vocifère « que l'exil n'a donc servi de rien s ou « ne sert de rien. » Libératus dit de son côté que Chrysaphius bannit l'évêque d'Edesse, à la demande d'Eutychès. Breviarium, c. xii, P. t., t. lxviii, col. 1004. Dans les notes du § 189, nous étudierons en détail la procédure d'Ibas, Nous devons parler maintenant d'une autre victime du « Brigandage d'Ephèse », Théodoret, évêque de Cyr. Théodoret (387-458) est une des grandes figures du ve siècle et une des plus pures et des plus sympathiques. Son action impétueuse dans les conflits théologiques, sa science et sou érudition lui avaient valu une réputation et une autorité immenses. Adversaire intrépide de saint Cyrille, il avait cependant conclu la paix avec lui dès l'instant oii celte paix leur avait paru bonne et possible. Ses collègues dans l'épiscopat subissaient sans résistance et avec joie sa supériorité que servait puissamment à établir un prestige oratoire égal à celui qui avait illustré saint Jean Chrysostome. Les cyrilliens, plus vindicatifs que leur ancien chef, n'avaient pas pardonné à Théodoret sa longue fidélité à Nestorius, aussi demeurait-il suspect à tous ceux qui tenaient pour Eutychès et pour le monophysisme. Théodose II avait partagé ces préventions et une série de mesures avait frappé l'évêque de Cyr relégué dans son diocèse avec interdiction d en sortir (juin-juillet 448), interdiction de paraître au concile sauf assignation individuelle (80 mars 449), renouvellement de cette interdiction (6 août 449). On dédaigna ou bien on n'osa intenter contre lui les accusations infamantes sur ses moeurs ; bien que l'âge ne fût pas en ces tristes temps une garantie contre de semblables accusations. On compulsa les écrits de Théodoret, on en fit des extraits arbitraires et, par ce moyen, susceptibles des plus fâcheuses interprétations. Un moine d'Antioche, nommé Pelage, rédigea le premier libelle dans lequel on incriminait quelques passages des homélies de Théodoret. Actes syriaques, p. 127-136. Il produisit en outre un volume d'extraits, en tête desquels figure une lettre datée de 431 ou 432 {Actes syriaques, p. 158 ; Mansi, Concil. ampliss. coll., t. v, col. 1023 ; P. G., t. lxxxiii, col. 1415- 1434) dirigée contre Cyrille et contre le premier concile d'Ephèse. Lorsqu'il eut terminé la lecture de cette pièce, Jean, primicier des notaires, faisant fonction d'assesseur dans le concile, dit ces mots : « Le manuscrit de Pelage porte cette suscription : Apologie de Théodoret, évêque de Cyr, en faveur de Diodore et de Théodore, athlètes de Dieu. » Tout le concile cria : « Cela suffirait pour faire prononcer sa déposition, car l'empereur a dit que refuser de le déposer ce serait soutenir Nestorius. » On lut d'autres exiraits de Théodoret dont on n'indique pas la source. Actes syriaques, p. 158-164. Ces lectures achevées, Dioscore formula son avis afin de dicter à l'assemblée ce que devait être le sien. Il prononça la déposition de Théodoret et condamna ses livres à être brûlés. Avant de recueillir les votes des évêques, il chargea les « notaires Démétrius' Flavien et Primus d'aller trouver Domnus d'Antioche et de lui lire tout ce qui