‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 388 sur 407 · LÉGATS ENVOYÉS PAR LB PAPE · texte numérisé non relu

LÉGATS ENVOYÉS PAR LB PAPE

cune allusion à René ; dès le commencement du concile on ne cite comme présents que Jules et Hilaire, avic le notaire Dulcitius. Il est donc bien probable que René ne se trouvait pas à Ephèse, et l'auteur du Breviculus historiée Eutychianistarum est sans doute dans le vrai, lorsqu'il raconte que René était mort dans lile de Délos, en se rendant à Ephèse. Une lettre de Théodoret (la cxvi*^) est en opposition l'ormelle avec cette supposition : elle est adressée à ce René et elle a été écrite après la fin du brigandage d'Ephèse. Dans cette lettre, Théudoret loue René pour la fermeté et le zèle avec lesquels il avait blâmé les violences exercées dans le brigandage d'Ephèse ; aussi le monde entier éiait-il plein de sa gloire. Le légat avait assisté à la déposition de Flavien, et s'était retiré ; par conséquent il n'avait pu se trouver présent à 1 injuste condamnation portée contre Théodoret lui-même ^

On a essayé par divers moyens de résoudre cette contradiction, et par là même d'aplanir quelques autres difficultés. Dans ses remarques sur la xxvin' lettre du pape Léon, Quesnel dit '^ : « a) L'auteur du Breviculus s'est fait illusion, b) Ce n'est pas René, mais bien Jules, évèque de Pouzzoles, qui est mort à Délos pendant le voy-age, et Julien, évèque de Gos, l'avait remplacé à Ephèse comme légat du pape ; c'est pour cela que la variante de Jukanus qui se trouve dans la plupart des manuscrits au lieu de Julius est, au fond, la seule vraie, c) Si René n'est pas nommé dans les actes, cela vient de ce qu'ils sont incomplets, d) Le concile fini, Hilaire et René avaient regagné Rome (Julien de Cos n'avait naturellement pas de motifs pour s'y rendre) ; et Hilaire serait arrivé le premier. Aussi, dans ses lettres xliv^ et xlv", le pape Léon a-t-il pu dire quHi-

venants encourront les peines édictées par la loi. Voilà ce que doit observer Votre Sainteté avec les métropolitains qu elle a sous ses ordres. Faites-leur savoir qu'ils doivent signer les Actes en signe d'adhésion aux vues de notre très clément empereur, ami du Christ... » Actes syriaques, p. 251-252. Ce fut le tribun prétorien Euloge qui tut chargé de remettre cette ciiculaire aux patriarches et aux métropulilains. En voici les derniers mots. « Formule de souscription : Moi, tel, évèque de telle ville, j'ai signé le présent édit et j'adhère à tout ce qu il contient. Je promets d'observer tout ce qui est écrit dans cette lettre sans y rien ajouter et sans en rien retrancher. » Actes syriaques p. 253. (H. L.)

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