Théodoret, Epist., cxvi, P. G., t. lxxxiii, col
2. Ces remarques ont été imprimées avec la lettre dans l'édition des Ballerini, t. ii, p. 1410 sq. ; P. L., t. lix, col. 1195 sq.
laire seul était revenu à Rome ; e) René était arrivé plus tard et Théodoret lui avait adressé la lettre en question. »
Baluze 1 et les Ballerini 2 ont protesté contre cette hypothèse et [388] avec raison, à mon avis, a) Elle renferme d'abord deux suppositions qui ne sont nullement prouvées, que le légat Jules est mort àDélos et que Julien de Cos a été son successeur, b) Ce n'est pas seulement le silence absolu des actes du Brigandage d'Éphèse qui porte à croire que René n'a pas assisté au concile ; nous voyons aussi que Prosper, qui est contemporain, ne connaît que deux légats du pape, Jules et Hilaire, et par là il confirme la donnée du Breviculns. c) Quant à la lettre de Théodoret écrite à René, il faut répondre ou bien que la suscription de cette lettre est fausse (car le texte ne mentionne pas le nom de René), ou bien que Théodoret s'est trompé et qu'il a écrit le nom de René au lieu de celui d'Hilaire, auquel conviennent très bien les éloges décernés au légat.
Ajoutons encore que nous n'avons pas d'autres détails sur le légat Jules. Il est question d'Hilaire dès la première séance du Brigandage d'Éphèse. Il est seul à protester contre la déposition de Flavien et nous ne voyons pas que Jules se soit joint à lui. Plus tard le pape Léon se contente de dire qu'Hilaire avait pu parvenir à prendre la fuite. Dans les lettres écrites postérieurement par le pape, il n'est pas plus question de Jules que de René. Théophane prétend que Jules a dû aussi revenir à Rome, et Liberatus se sert du pluriel en parlant des légats qui revinrent vers le pape. Tillemont remarque, à propos de ces renseignements, que Jules est certainement revenu après Hilaire, puisque le pape Léon ne dit rien de lui dans ses xliv*^ et xlv" lettres •^.
1. Dans la Prœfatio pour son édition de VAntiqua versio concilii Chalcedonensisy n. 30 sq. ; dans Mansi, op. cit., t. vu, col. 665.
2. Ballerini dans S. Leonis, Opéra, t. 11, col. 1411 sq., annotations sur la dissertation déjà citée de Quesnel. Walch est aussi de leur sentiment, Ket-
zerkistorie, t. vi, p. 250 sq.
3. Tillemont, Mém. hist. ecclés., t. xv, p. 577. Résumons les principaux résultats acquis grâce à la découverte des actes syriaques. Vers Pâques de l'an 448 (11 avril), Domnus est saisi des plaintes contre Ibas, évêque d'Edesse. Le parti eutychicn obtient à Constantinople un édit contre Irénée de Tyr et contre les nestoriens (février-avril 4'i8) ; Domnus rend un premier jugement qui mécontente les moines de l'Osrhoène. Tandis que plusieurs moines. Théodose en tète, s'acharnent à Alexandrie à^calomnier Domnus et Théodoret, les principaux accusateurs d'Ibas vont intriguer à Constantinople. Echange de