Walch, op. cit., t. vi, p
5. S. Léon, Epist. lxxiii, éd. Ballerini : t. i, col. 1017 sq. ; dans Hardouin, op. cit., t. II, col. 41 ; Mansi, op. cit.., t. vi, col. 94.
632 LIVRE X, CHAPITHE IV
attendre le bon phiisir du pape à se rendre en personne en Orient pour y célébrer le concile. Si cela lui paraissait trop difficile, le pape n'avait qu'à le lui faire savoir, afin qu'il pût convoquer, par une lettre circulaire, tous les évêques de l'Orient, de la Thrace et de rillyrie en un endroit fixé par lui, Marcien. C'est là que l'on décréterait ce qui serait utile à la foi catholique, et on le ferait de la manière indiquée par le pape dans sa lettre à l'archevêque Flavien ■*.
A la même époque arriva à Rome une lettre de Pulchérie, contenant d'importantes nouvelles : Anatole, évêque de Constantinople, [396] avait adhéré à l'orthodoxie, il adoptait la profession de foi contenue dans la lettre du pape à Flavien et condamnait les erreurs qui s'étaient élevées depuis peu dans l'esprit de quelques-uns (les erreurs d'Eutychès), ainsi que Léon pouvait s'en assurer par la propre lettre d'Anatole. Ce dernier avait, sans hésiter, souscrit la Itttre du pape Léon à Flavien. La princesse dçmandait au pape de répondre à la question de l'empereur (à savoir s'il voulait se rendre en personne au concile), afin que l'on y pût convoquer les évoques de l'Orient, de la Thrace et de l'Illyrie. On devait, dans ce concile, prendre, sur la proposition de Léon (o-o'J aùôevTOîjvTOç), une décision au sujet de la foi catholique et de ceux qui se trouvaient depuis quelque temps séparés (c'étaient les partisans du Brigiindage d'Ephèse). Sur l'ordre de l'empereur, le corps de Flavien avait été ramené îi Constantinople et enseveli solennellement dans la basilique des Apôtres, où reposaient les évêques, ses prédécesseurs. L'empereur avait également ordonné le rappel des évêques exilés avec Flavien pour la foi ; quant aux sièges épiscopaux occupés, on devait les leur rendre après la décision du concile qui alUiit se tenir 2.
Nous voyons par les lettres cxxxviii, cxxxix et cxl de Théodoret, évêque de Cyr, qu'il fut compris au nombre des évêques rappelés ; il déclare, dans ces lettres, qu'il est de toute nécessité de réunir un nouveau concile ^. Eusèbe de Dorylée demanda avec la même instance la réunion du concile ; mais il ne fut pas rappelé de l'exil
1. Epist, Lxxxvi, cdit. Ballerini, l. i, col. 1023 ; dans Hardouiu, op. cit., t. 11, col. 41 ; dans M;insi, op. cit., t. vi, col. 98.
2. Saint Léon, Epist. lxxvii, éd. Ballerini, 1. i, col. 1027, dans Hardouin, op. cit., t. Il, col. 43 ; Mansi, op. cit.. t. iv, col. 99 sq.
3. Opéra, t. iv, éd. Scliulze, col. 1229 sq. =z P. G., t. lxxxiii, col. 1360 sq.