CONVOCATION ET OUVERTUIIE Dl CONCILE
voqué ni par rim ni par l'antro, et moins encore par les deux réunis ; 1 un et l'autre, il est vr;ii. présiilèrent successivement le concile de C^onstaiitinople, mais non pas dès le d('l)ut, et c'est là probablement ce (pie \eul dire le VI" concile général ^.
On avait espéré ramener à rEtrlise les macédoniens et les pneumatistes : l'empereur invita donc leurs évècpies au concile où ils vinrent au nombre de trente-six; presque tous de la région de l'Hellespont -. Les plus célèbres d'entre eux étaient Eleuse de Cyzique, que nous avons déjà rencontré, et Marcien de Lampsaque. [5J Les orthodoxes comptaient cent cinquante évêques ; ceux de l'Egypte et de la Macédoine arrivèrent un peu plus tard •'. Les plus célèbres évècpies orthodoxes étaient : Mélèce d'Antiochc, arrivé à Constantinople quelque temps avant le concile, pour introniser Grégoire de Na/.ianze sur le siège de cette ville. Timothée d'Alexandrie, Cyrille de Jérusalem, Gélasc de Césarée en Palestine et neveu de Cvrille, Ascholius de Thessalonique, qui, peu de temps auparavant, avait baptisé l'empereur Théodose, tombé malade"^; Hellade de Césarée, successeur de Grégoire de Nazianzc et Grégoire de Nysse, frère de saint Basile, Pierre de Sébaste, Amphiloque d'Iconium, Optime d'Antioohe en Pisidie. Diodorc de Tarse en
1. Ce passage du VI* concile serait plutôt une allusion au concile romain tenu eu 380 et dont nous possédons encore les analhèmes relatifs aux erreurs trinitaires. Mansi, op. cit., t. m, col. 180; Denzinger, Encliiiidion symbolor. et dcflnitiomiin, p. ll-lo. Voir le concile de 380, dans lot. i, p. 985. (H.L.)
2. Socrate, Hist. eccles., 1. V, c. vni ; Sozoniène, Ilist. ecclcs., 1. VII, c. viii, P. G., t. Lxvii, col. 576, 1Î29. (H. L.)
3. S. Grégoire de Niizianze, Carmen de vita, vers 1509 et 1798 sq. P. G., t. XXXVII, col. 1134. Dans ce dernier passage Grégoire dit que les Egyptiens et les Macédoniens s'étaient hâtés d'arriver pour rétablir la paix, lorsque, après la mort de Mélèce d Antioclie, la désunion s'introduisit dans le synode. On voit, par là, le cas qu'il faut faire des diverses hypotlièses mises en avant pour expliquer cette tardive arrivée des Egyptiens et des Macédoniens. Cf. Baronius, Annales., ad anu. 381, n. 19, 53 \ Acta Sanct., 9 mai; Tillemoiit, Mémoires, Bruxelles, 17:52, t. ix, notes 41, 43, p. 332, sur saint Gi-égoire de Xazian/.e. Il est, du reste, possible que les Egytieus et les Macédoniens aient été invités au synode en même temps que les autres évêques ; mais que n'ayant pas immédiatement répondu à l'appel, on leur ail, après la mort de Mélèce, adressé de nouvelles et pressantes sollicitations pour qu'ils ne relardasseut pas leur arrivée. Socrate, Ilist. cccles., 1. V, c. viii, Sozoniène, Ilisf. eccles., 1. VII, c. VIII, /-•. r;., t. Lxvii, col. 576, 1429. (II. L.)
■'». Socrate, Jlist. eccles., 1, V, c. vi, P, C,., t, i.xvii, col. 572,
6 Livnb vil
Cilicie, Pdago de [.aoilirôc, Enlof^e d'Edesse, Acacc de Bérée en Syrie, Isidi)re de Cyr en Syrie et d'autres ^.
Mél^ee d'Anfioche présidait. Après sa niorJ, survenue à peu de
1. Tliéûdoret, Jlisl. ecclcs., 1. V, c. viii, /'. G., t. i.xxxii, col. 120'J ; Socrate, 1. V, c. vni, P. G., t. i.xvii, col. 576; So/.oim'iic, 1. VII, c. vu, P. G., t. i.x%'ii, col. 1429. Nous possédons eucoro unelisle des évoques présents au II* concile œcuménique tenu à Constantinopic ; elle contient cent quarante-sept noms. (Hardouin, op. cit.. t. i, col. 814; Mausi, oy*. cit., t. m, col. 568-572; Ballerini, dans S. Leonis, Opéra, t. m, p. 556). l'entre autres noms manquant sur cette liste, on citera celui de Pierre de Sébaste, frî-re de saint Basile ; il est compté par Tliéiidoret parmi les membres du concile. En outre, Mélèce d'Anlioche et Nectaire de Constaolinople figurent sur cette liste, et cependant ils n'ont pas été évêqucs ^ la même époque : car Nectaire ne fut nommé que quelques temps après la mort de Mélèce. Au sujet de ces listes de signatures, cf. Tillemont, Mémoires, 17IJ2 t. ix, p. .'ilîH, n. 42, sur S. Grégoire de Nazianze. Baronius, Annales^ ad ann. 'Mi, n. 17-SO ; Pagi, Crilica, a. 4-9 ; Bini, Concilia, t. I, col. 510-518, Coll. regia, t. m, col. .')17 ; Labbe, Concilia^ t. ii, col. 911- 978; Hardouin, Coll. concil., t. i, col. 807; Coleti, Concilia, t. ii, col. 1089- 1163; H. Benzei et C. L. Dryander, Vindicin' concilii Conslanlinopolitani œcumenici scctindi, in-'i, Londini (îotliorum, 1737 ; G. P. Verpofii'ten et P. J. Vocv[iiiiU,IIisloriaconcilii œcumeriici II Cunstantinopolilani, in-4, Lipsia», 1744; Mansi, Concil. ampli.-is. coll., t. m, col. 521 ; Nat. Âlcxander, Ilist. cccles.^ 1778, t. IV, p. 507-521 = Zaccaria, 77/t>.s. thcoloy., 1762, t. vu, p. 817-824; t. XII, p. 319-333 ; Chr. Lupi, Concil. œcunien.. I. i, p. 354 ; L. Bail, Sunima concilioriim, t. i, p. 191-197 ; Delectus actoriini, t. i, col. 107 ; f. ii, col. 124- 135; Assemani, IJihliolh. jur. orient., 1. I, c. iv, p. 80; Kabricius, Bihlioih. grœca, édit. Ilarlcs, t. xii, p. 614 ; Catalani, De concil. œcumen., t. i, p. 167 ; Pitra, Jiir. eccles. Grxcor. hi.st. et monuin., 1864, t. i, p. 507-514; De Broglie, L' Eglise et l'empire romain au IV^ sii'cle, in-8, Paris, 1868, t. i, p. 345-457; lulinhiirgh /aérien-, 1867, t. cxxvi, p. 95, trad. franc, par J. B. de L. dans la lievue britannique^ 1868, p. 5-24 ; Analecta juris ponlif., 1882, t. xxi, p. 513- 550 ; Tillemonl, Mém. hist. ecclés., in-4, Bruxelles, 1732, t. ix, p. 847-899; Lebedef, Conciles œcuméniques, Sevgiev Posad., 1896, part, i, p. m ; 145 (en russe) ; Ilaruack, Konsiantinopel Synode von 31^1, dans Ueal-Kncyklopddie fur protest. Thcol. und Kirche, 3«; édit., t. ii, p. 43-44 ; Konstaittinopolisches Symbol, dans le même recueil, l. xi, p. 12-28 ; J.Bois, Constantinopic, concile de 381, dans le Dictionn. de théol. cathol., I. m; W. Briglit, Tlie canons of tlie first four gênerai Councils, in-12, Oxford, 1892, p. 90-123. L. Duchesnc, Les Eglises séparées, in-12, Paris, 1896, p. 177-179: « Ce concile eut d'abord peu de relief. Il n'en reste que quatre canons dans les collections canoniques ; parmi les témoins oculaires la plupart n'en parient pas : ainsi saint Jérôme, saint Ampliiloque d'Iconiura, saint Grégoire de Nysse (sauf dans l'oraison funèbre de Mélèce prononcée sur les lieux); Saint Grégoire deNazianze, après l'avoir présidé, en a fait une satire fort amère [Carmen de vita sua, vs 1506 sq., P. G,, t. xxxvii, col. 1134). Les historiens du siècle suivant ne s'y arrêtent guère non plus. » (H. L.)