‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 51 sur 407 · COXCIIJilS A ItOMi: KT A 'lELKl'Ti · texte numérisé non relu

COXCIIJilS A ItOMi: KT A 'lELKl'Ti

après qu'on leur aura simpleinont impose les mains, cl cela parce (pi'ils reliaplisent.

Une ordonnance semblable avait été portée par le 8" canon de Nicée, et la présente doit être ainsi expliquée : « Lorsque des clercs novatiens — car il s'agit ici, de même que dans le précédent canon, de clercs et non pas de laïques — veulent entrer dans l'Eglise, ils ne doivent pas être ordonnés de nouveau, mais on se contentera de leur imposer les mains, comme on le fait pour les laïques (|ui ont été baptisés par des hérétiques. » Le concile motive cetlc uianicre de faire : e.r eo (juod rebapdzant. Les Ballerini supposent qu'il faut lire : pnvter eos fjnos i-chaptizant ^, et ils s'appuient sur l'autorité du pape Innocent 1"'" qui, réitérant mot pour mot cette ordonnance, traduit ainsi la phrase en question : prœler eos, si qui fovLe a nohis ad illos transeufites rehaptizali su/it 2.

Prœterea, qiiod di^nnni et pndicuin et honeslum csl, suademus fjnod sacerdotes et leciix cum iixoriùus suis non coeani, quia in iiiinisterio niinislri quotidianis necessitatibus occupantnr ^.

qu'à Rome les [jarlisans de Novalicti avaienL uu pclit gi-oupo d'adhéieuts qu ou désiguait sous le noni de moiitcnscs, !j.ovtv",(7:'o-j;. D'après Baroiiius, Annales, ad anu. 254, n. oS, l'urigiue de ce sut-nom devrait se clierclu r dans ce fait que Félicissime, un des auleurs du schisme iiovatieii, avait débuté j)ar recrutei" ses partisans sur les collines. Les donatistes héritèrent de ce vocable à Rome, Illi hœrelici in urhe Roma monteuses vocaniur, écrit saint Augustin, Lib. de lueresibus, c. Lxix,P. L., t. xi.ii, col. 43, et dans l'epistola i.iii, n. 2 : A'x Africa ordinatum miscrunt, qui paitcis prcesideiis Afris in urhe Borna Montensiumseu Cutzupitanorum vocabulum propagas'it, P. Z., t. xsxni, coi. 19G. Saint Jérôme a enregistré le même fait à l'année 360 de sa chronique et il ajoute que ce surnom s'était vulgarisé ; mais c'est Optât de Milève, Adw Pannen., 1. II, qui nous donne l'explication la plus précise : Locum uhi coUigerent (llonu-e) non hahebant. Sic speluncani quamdnm foris a civitate gradiius sepseruntj ubi ipso tempore convcnticuluni habere potuiss^nl, unde inontenses appellali sunt. Enfin lionorius s'exprime ainsi au Cod. theodosian., 1. X\'î, lil. v, 1. 42 : Oninia, ([uœ in donalisias, qui et monteuses vocantur. (H. L.)

1. S. Leonis, Opéra, edil. Ballerini, t. m, j). 450, note 28.

2. Hardouin, Concil. coll., t. i, col. 1001 ; Mansi, ConciL ampUss. cuil., t. III, col. 1034.

'A. Prœterea quod dignum et pudicuni et lionestuin est suademus, ut sacerdotes et levit... — suademus sacerdotes et /ci'... — suadc-:ius quid sacerdotes et levitse. Cf. Jafré-Loewenfeld, Begesla romanor. pontif., l. i, p. 41. Cf. 1'. X. Funk, Cœlibat und Priesterehe im christlichen Allcrtum^ dans h'irchengesc/ticlttliche Abhandlungen und Untcrsuchungen, in-8, Padei-boru, 1897, 1. 1, p. 121-

Enfin nous conseillons eonfoi-mément à la pudeur et à l'honnêlcté aux j)rêtres et aux lévites à ne pas vivre avec leurs femmes, étant absorbés par les obligations quotidiennes de leur charge.

La lettre synodale de Sirice, contenant ces neuf canons, nous a été conservée par un synode africain, prol)ablement en 418 ^. Divers

155 ; Yncandiird, l'éludes de critique et d'histoire rcHgieuae, in-18, Paris, 1905, p. 71-120. Dans la lettie de Sirice à Iliinére de Tarragone, c. vin, P. L., t. i.vi, col. 558-550 l'interdiction de la cohabitation ponr les prêtres et les diacres avec louis femmes est l'ormelle ; qaod sacerdotes et levilx cuin uxoribus suii lion coeanl. Le pape cnlreprit de faire prévaloir celte règle dans l'Eglise latiise, invoquant en faveur de son décret l'ancien et le nouveau Testament. La sentence qui suit devait avoir un caractère universel et Himère fut chargé de la communiquer à son diocèse et à presque toute l'Espagne. L'accueil des Africiiins était toujours un peu sujet à caution, aussi Sii'ice prit-il avec eux un ton plus conciliant : siiademus, P. L., t. lvi, coi. 728 : « Que les prêtres et les diacres n'aient pas de commerce avec leurs fcmiues, nous le conseillons parce que cela est digne, pudique et honnête... Qu'on nous épargne cet opprobre, je vous en prie : qiia de re Iwrtor, mo/ios, rogo. Vers la lin de la lettre cependant, le j);ipe parle avec le ton de l'autorité et adresse aux contrevenants une menace d'excommunication. Si qiiis sane inflatus mente cariiis siuv ab liac canonuni ratioiie voluerit evagari, sciât a nostra communione secliisum, P. L., t. i.vi, col. 7;]0. (H. I,.)

1. 2'» février 418. Barouius, Annales, 1593, ad anu. 418, n. 31 ; Pagi, Critica, 1689, II. G4-66; Conc. regin, IGi'i, l. iv, col. 420 ; Labbe, Concilia, 1671, t, n, col. 1577-1578, cf. 1028-1030; Hardoui.i, Coll. concil., 1700, t. i, col. 1235 ; Tillcmont, Méni. hist. ecclés., 1705, t. x, col. 363, 790-793 ; Coleti, Concilia, 1728, t. m, col. 427 ; Mansi, Concil. anipliss. coll., 1760, t. iv, col. 379 ; P. de Marc.i, Concordia, 17(J3, p. 483- 'i88; E. a Schelslraate, J?cc/. afric. Carth., 1780, p. 250-261. Le concile semble avoir consisté d;ms la lecture de deux lettres du p;ipe Sirice, celle dont nous venons d'extraire les canons et une autre qiu paraît perdue. Les canons du concile eu question ont été côtés sous les nuinéi-os 4, 6, 130, 138, 17 4 delà Brevialio du diacre Feiraud. 11 ne marque p;is que le 3- et le 16" canons en soient lires également, ce qui a lieu néannioi;is. v Si la letlrc de Sirice est fausse, le concile doit l'être également, puisqu'il ne consiste que d.in-- la lecture de celte lettre. » Mais celle aulheulicité ne piiiaîl plus douteuse aujo'ird'hui. L:i démousiration de dom Constant subsiste tout entière coulre les objections de Quesnel. 11 montre d'après un ms. que les leltres du pape u'ét:iicut [las tout le concile et qu'il n'en fut donné leclure (juaprcs l,i discussion des alfaires qui avaient provoqué la convocation du concile : Incipit concilinni Teleptcnse super Tiaclorla, (ms. de Corbie : Tclc.sint pcr Iraclafu.s), sancti Cyrici papx urhis Romœ per Africam. Post consalatuDi :;loriosissinii Honorii XI et Co'istantii II, VI kalcndas Marlias, corigre^ato concilio [in Ecclesia Aposlolomni] pleins TelepLensis (ms. de Corbie : concilia plebis Telensis) bcalns patcr priniœ Scdis episcopus Donatianus civitatis Teleptensis cum resedisset, consedentibns secuni Junuario., Felice, Secundo, Cyrio, Secundiano, Gela (ms, de Corbie : Zêta), Eunomio, Maximiano,

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