CONCILES A IIO.MK ET A TELEPTE
historiens ont mis on doute 1 uuthenlicité de celle lettre. Ainsi Quesncl ' et Bower -, tandis qn(> ('oiisfant ''^, doni ('eillier ', et surtout ['i7j les Ballerini ^, en ont soutenu rauthenticiU'.
a) Le concile airicain qui a fait lire la lettre du pape Sirice n'a pu se tenir ;i Tèle, suivant la [)hn)art des manuscrits^ car Tèle est situé dans rAlrlquc proconsulaire, et les Pères du concile appartenaient à la province de Byzacène. Quelques manuscrits très estimés portent conciliiim Teleptense, ce qui est bien plus acceptable, car Téleple est la métropole de \^ provincia Bi/zacena. Aussi dom Ceillier adople-t-il celle variante, [.es Ballerini, s'appuyant sur des raisons {•rlti([ucs, ont voulu lire Ze//(?/2A^e (Zelle) ville delà Byzacène. 11 e.-«t vrai (|ue les AlVicains cou loiuleiil souvent le T avec le Z. Mais que les Ballerini ou doin Cellier aient raison, Quesnel n'a, dans aucun cas. fait preuve de sens critique en laisant dépendre du mot Tellcnse 1 aulhcnlicité on la fausseté de ce document^'.
Bonato, Cresconiu, Jocundu, Soprcita (autre ins. de Colberl : Supatro,) liestituio, Juliano, Maximino, lioinnno, Teiiolo, Nilico, Maximo, Donatiano, Basilio,Papiliano,Ji(/iua/iu,J'orfvrio, item Porfyrio, Don((ti),Juli(inu, Tuio, Fortatio (rass. Fortino, Quanilitiio), Qaiiiliaiio, Cnpiiifio et c:cteris cpiscopis ; nec non etiain Vinccntio, Forla/iatidiio Icfidlis provincise Proconsniaris ad Bizacenuin conciLiitni direclis,ct reliqua », c'est-j-dire, ce qui a élé traité dans le concile que le copiste t)met poiir arriver aux lettres de Sirice (t Vincenlius et FortunuticiiiHs dixeiunt . Etiuin cuiii Thusdrum (ms. Colb. Tliusdruin ; autre ms. Colb. Thiodruin) fuissemus, sicut mecuin recolit mainorialis auditio \'estra, et epistolas saiictai nicmorix Siricii Scdis aposlolicn' cp'iscopl dedcranius recilatidas, ex rjiiihiis ciiin unani relegercl sanctiinoniuni fiatris iioslri episcopi Latonii iitrasque non nunc refcrre su^gestio indicat ■ lias recitati douate. Episcopi dixerunt : liecilt'iitar epistuLi' i'e/wrahilis ineinov'nc sancti (2 niss. sanctse) Siricii, lit noveriinus qnid earuiii textus contineaL. Clinique traderentur. Priiatus notarius dixit : Exeniplar traclatorix (certains mss. excnipliini ttacLoiix, tracttirix) episcopi urùis llonuc Dilectissiinis fi atrihiis... (II. L.)
1. S. Loonis, Opéra, odit. 1*. Qucsuul, t. ii, dissertation 5« ; Tilleniont, Méni. Iiisl. eccl , t. XI, p. 790, accepte l'aMiliculicité de la lettre de Sirice et apprécie ainsi les objections de Quesnel. « Ce que nous en po\ivons dire ici, c'est qu'il y a [jlusicurs de ses preuves, auxijuelles oui pouri'ail l'époiidie assez, aisément, mais il y en a d'autres (pii enib;irrassent. » (II. L.)