S. Leonis, Opéra, édit. Ballerini, t. ii;, p. 98G-10I
6. Tillcmnnl, op. cit., t. x, p. 791, s'est épuii-é à le rél'uter. 1). (^oustant soutient que le concile de Téleple est suffisamment prouvé parle témoignage d'un ms. do Corbie du vic siècle et celui du diacre Ferrand qui est de la même
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h) Une lettre du pape Innocent P'' à Victrice de Rouen ^, contient le texte môme de la lettre synodale de Sirice. Mais on n'en peut conclure que cette dernière lettre soit apocryphe, car, selon la juste remarque de Hincmar de Reims : Hic est enim mos apostolicœ SecUs poiitificibus, lit verha decessorum siiorum quasi propria in suis ponant epistolis ^.
c) Dans le 9" canon, le célibat ecclésiastique est simplement conseillé; or à l'époque de Sirice il était déjà de précepte et ce pape le fit rigoureusement observer ■^. Nous répondons à cela que le mot suademus ne signifie pas seulement : « Nous vous engageons à suivre tel conseil ; » il peut aussi signifier : « Nous vous engageons à vous conformer à telle loi. » C'est ainsi que les prédicateurs engagent les fidèles à observer les commandements de Dieu.
d) Rien, dans le premier canon, ne réserve au pape la confirmation des choix épiscopaux, ce qui autorise à tenir lalettre pour apo- [48] cryphe.
Plusieurs manuscrits laissent voir, en effet, que lalettre synodale de Sirice était encyclique et nullement adressée aux seuls africains '^. L'exemplaire destiné aux évêques d'Italie devait naturellement porter cette ordonnance : « Aucun évêque ne doit être institué sans l'approbation du Siège apostolique. » Tel était le droit canon en vigueur. Pour les autres pays, la lettre devait être rédigée conformément au droit existant dans ces contrées. C'est ainsi, par exemple, que dans sa lettre à Victrice, archevêque de Rouen, le pape Innocent P'' modifiait le texte de Sirice : ut extra conscientiam metropo-
époque. La Conférence do ill nous rippreud que ïélepte avait un évêque donatiste. Ce mèrae cvèque était primat de la province de Byzncènc au moins depuis l'année 416, ainsi qu'en témtjigne sa souscription ;iu deuxième concile de Milève et le Codex canon. Ecclesix africanœ, canon 1-7. Ce même personnage vivait en 411, date assignée au concile de ïélepte, c'est ce dont témoigne le concile africain tenu le jour des Kalendes de mai, 418,Labbe, Concilia, i. ii, col. 1578). Rien ne s'oppose à ce qu'un concile provincial ait précédé le concile africain pour en préparer les résultats. En outre Vincent et Fortunatien que nous voyons prendio la p:irole à Télepte en qualité de légats de la Proconsulairc, exercent la même charge au II' concile de Milève (canon 27c) Cod. can. Eccl. a fric, can. 97, 127. (H. L.)
1. Hardouin, op. cit., t. i, col. 999 ; .Mansi, op. cit., t. m, col. 1032.
2. Hincmar, Opéra, t. ii, col. 4G1 ; cf. P. L., 1. xin, col. 1151.
3. Hardouin, op. cit., t. i, col. 8, 9 ; I\IaMsi, op. cit., t. m, col. 658.
4. Voyez la 14e note des Dallerini au sujet de la suscription de la lettre synodale, op. cit., p. 4'»8.
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litani ejJi.'icojn nu Uns auJcat ordiiKirc '. L .Vli'i({iic n'avait pas de métropolitains proprement dits ; à leur place il y avait des primats ou des évè([ucs des premiers siè<ifes [priinu' sedes -), et c'est probablement d'eux ([ue parle l'exemplaire de la lettre synodale destiné à l'église d'Afrique; ou bien ce sont les Africains eux-mêmes qui auront intercalé le mot de primatis ^.