‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 3)Chapitre 59 sur 407 · CONCILE A CAPOUE · texte numérisé non relu

CONCILE A CAPOUE

rium ^. Son principal objet paraît avoir été de mettre fia au schisme mélétieu. L'un des deux évèqucs orthodoxes d'Antioche, Paulin, était mort, en 388. Afin que le schisme se perpétuât, il avait choisi pour successeur le prêtre Evai^re, malgré la défense des canons ; en outre, Evagre ne fut pas, conformément à une ancienne prescription du droit canon, sacré par trois évêques. Il avait pour concurrent l'évéque Flavien, successeur de Mélèce ; Flavien non plus n'avait pas été ordonné évèque, ainsi <[ue nous l'avons vu, d'une manière tout à fait conforme aux saints canons. Cet état de choses détermina l'empereur Théodose, à son retour à Constantinople (391), à mettre fin au schisme. 11 engagea Flavien, pour lequel il avait une grande estime et qu'il avait lait venir à Constantinople, à se rendre de sa personne au concile de Capoue. où toute l'affaire du schisme mélétien serait examinée avec impartialité. Flavien s'excusa sur la rigueur de lliiver et l'empereur accepta ses excuses. Mais en l'absence des parties, le concile réserva son jugement sur les divisions de rÉglise d'Antioche, et déféra le Jus cognitionis à Théophile, archevêque d'Alexandrie, et à ses sufFragants, parce que ces évêques étaient demeurés étrangers au conflit. Tel est le récit de saint [53] Ambroise dans sa lettre à Théophile 2. H fait voir que les tentatives faites pour améliorer la situation demeurèrent sans résultat.

Le concile de Capoue s'occupa en outre de la condamnation des erreurs de Bonose, évêque de Sardique ^, qui niait la virginité de Marie et soutenait qu'elle avait eu plusieurs enfants. Le concile traita cette affaire comme il avait traité celle du schisme mélétien ; il confia le soin de faire une enquête sur les erreurs de Bonose, et de les condamner, à ses voisins, les évoques de Macédoine, sous la présidence de l'archevêque de Thessalonique. Nous n'en savons pas plus long sur cette affaire, carie seul documentque nous possédons est une courte lettre dun inconnu, insérée à la suite d'une autre lettre qui vient probablement de saint Ambroise *.

1. C'est ce que fuit le Codex canon. Eccl. africanœ, n. 48, dans Hardouiii, op. cit., t. I, col. 886 ; Maiisi, op. cit., t. m, col. 738.

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