A/., id
3. Saul doux ([ai soûl diiis les acles du concile de 525. Gesta hiijus concilii ideo descripta non surit, quia eaqux ibi statuta suiil, in superiorihus piobaiitur inserta. Il est certain que les canons du concile sont aulhentitjues, m;iis leur altiibutioM ;iu concile d'Hippone ne va pas sans de grandes r(ise:ves. Le P. Chilflet, Fulgentii Feriandi lircviatio canonuin. in-4, Uivionc, 1649, p. 293. 294, croit que depuis le 14e canon jusqu'au 34° il n'y a prescjue rien qui soit du concile d'Hippone, Tillemonl, Métn. hist. ecclés.,t. xiii, p. 967, pour être moius alllrmatif, ne se montre guère plus rassuré et déclare avoir peine ;i distinguer ce qui fut ordonné à Hippone d'avec la discipline prescrite par les autres canons de l'Afrique. H convient qu'il y a « assez d'apparence que ce qui est depuis le 14 jusqu'au 33 est tiré de quelques autres conciles plus anciens dont les décrets auront esté renouveliez ou en tout ou en partie par celui de Hippone. » Le diacre Ferrand cite les canons 3^, 5« et 9© de ce concile, mais néanmoins on n'en trouve rien dans l'abrégé dressé par Musonius et destiné au concile de Carthage du 28 août 397. Schelstraate, op. cit., p. 188 fait observer que cet abrégé ne contient rien non plus de ce que les autres conciles d'Afrique citent du concile de Carthage, hormis le canon 1er relatif au jour de Pâques. 11 ne faudrait pas, comme le voulait Chiiflet, expliquer ces omissions par le fiiit que le III" concile de Carthage ne nous a transmis qu'un simple abrégé ; ce n'est pas ce que dit la lettre qui est eu tête, on y lit qu'on y a mis tout : Oninia videntur esse complexa. Le litre de la lettre d'Aurèle et de Musonius soulève bien des difficultés, cette faç^pn de dater par le règne d'un pape ne paraît pas ancienne. H est même douteux que la letli'e soit d'Aurèle, ni d un concile de Carthage, ni adressée à toute l'Afrique. On a déjà deux conciles de Carthage pour l'année 397, tenus l'un le 26 juin, l'autre le 28 août, et on ne s'explique guère qu'entre ces deux il y eut place pour un troisième concile le 13 août. Ce qui paraît plus vraisemblable, c'est que la pièce estd'unconcile de la Byzacène dont le primai, qui était alors Musonius, communique les décisions à tous les évêques de sa province. Ce concile de Byzacène aura fait un abrégé du concile d'Hippone et les signatures qui suivent les canons sont à peu près les mêmes que dans les conciles. Tous les évêques nommés sont de Byzacène, pourvu qu'à Tamugadtensis on substitue Tagumatensis ou Tanibitanx. En ce cas, la signature d'Aurèle aura été ajoutée. Parmi les [)riucipaux Pères du concile d'Hippone, il nous faut nommer Aurèle de Carthage,
ment, le IIP concile de Carthage, tenu en 397, nous a donné plus de renseignements sur le concile d'Hippone. Les évêques de la province de Byzacène invités au concile de Carthage envoyèrent par écrit leur déclaration à Aurèle, primat de Carthage, et ils ajoutèrent à leur lettre une bref^iatio (ou bien un breviaruim)àes canons d'Hippone, qu'ils désiraient remettre en vigueur. Le IIP concile de Carthage répondit à ce désir et fit lire l'abrégé en question ^. C'est par ce moyen que nous avons eu connaissance des canons d'Hippone 2. Le texte de cette brei>ialio avait été mal fixé jusqu'au temps |^55] où les Ballerini l'éditèrent dans sa forme primitive, au moyen d'anciens et excellents manuscrits ^.
Ce breviarium contient d'abord une version latine du symbole de Nicée (sans les additions du concile de Constantinople), version qui lut de nouveau publiée et approuvée par le concile d'Hippone ^, Viennent ensuite deux séries de canons abrégés : la première en contient quatre, et la seconde trente-neuf; la seconde série porte en tête ces mots intercalés plus tard : Incipit brevis statutorum. Les deux séries sont bien réellement du concile d'Hippone ^.
Les quatre premiers canons sont ainsi conçus :
1. Toutes les provinces d'Afrique doivent, pour la fête de Pâques, au sujet de laquelle ou est tombé dans l'erreur, se régler d'après l'Église de Carthage.
président ; Még;ile de Calama qui était peut-être alors primat de Numidie, Epigone, évêque de Bullae-regiae dans la Proconsulaire. (H. L)
1. Voyez la déclaration du II1« concile de Carthage, dans Mansi, op. cit., t. m, col. 915 et 733; Hardoain, t. i, col. 882, et dans le Codex canonum Ecclesise africanœ, après le canon 33.
2. Les objections faites contre l'aulhenticilé de ces canons, par exemple celle de doin (>cillier, (t. x, p. 665), ont été réfutées par les Ballerini, dans S. Leoiiis Magni, Opéra, t. m, p. 78 sq. Les réfutations des Ballerini ont été imprimées d;ins JMaiisi, op. cit., t. m, col. 909 sq.
3. Dans le t. m des Œuvres de S. Léon, p. 88 ; Mansi, op. cit., t. ii, col. 917 ; l'ancien texte fautif se trouve dans Hardouin, op. cit., t. i, col. 971 ; Mansi, op. cit., t. m, col. 894.
4. Les hJallerini ont prouvé [Prxfatio, p. lxxx, § 3) que ce symbole est véritablement du concile d'Hippone ; [cf. F. Kattenbusch, Das apostolische Symhol, in-8, Leipzig, 1894, t. i, p. 91 sq. 135 sq. (H. L.l]
5. Mansi, (ri. cit., L m, col. 932, n. 30. Cécilien et Honorât demandèrent que le primat de Carthage fit connaître chaque année aux primats provinciaux la date de la Pàque. An concile de Carlhage, tenu eu 397, Epigone demanda que le concile annuel de Carthage fixât la date pascale pour l'année suivante. ^H. L.)