‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 101 sur 544 · Cf. Van Espen, op. cit.y p. 243 sq · texte numérisé non relu

Cf. Van Espen, op. cit.y p. 243 sq

Can. 12.

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1. Ce terme de « pragmatique » qu'où applique principalement à un acte attribué à saint Louis et à un autre acte de Charles VI, empereur d'Allemagne, père de Marie-Thérèse, était employé dès l'antiquité chrétienne. Lors de la « conférence de Carlhage 3, en 411, nous trouvons un pragmaticum rescriptum (Mansi, op. cit , t. iv, col. 188); dans une loi du Code théodosien, 1. XI, tit. i, 1. 36, en 431, on lit : pragtnatici nostri .statut a. Les ordonnances qui forment appendices au Code théodosien nous font lire : pragmatici priori et sub hac pragmatica jussione. Une lettre de l'impératrice Pulchérie au pape Léon 1er, environ une année avant le concile de Chalcédoine, l'informe que Marcien a rappelé quelques évêques exilés rohore pragmatici sui. S. Léon, Epist., lxxvii, P. L.f t. liv, col. 905. Justinien, Novell. , vu, ix, parle de pragmaticas nostras formas et de pragmaticum typum. Saint Augustin explique ce terme par prœceptum imperatoris (Brev. collât, cum donat., 1. III, n. 2, P. Z., t. xliii, col. 621) ; Balsamon fait usage, dans son commentaire, d'un équivalent ; tandis que, dans la ive session de Chalcédoine, nous voyons que Oeî'oc fpâ[Ly.xzoi. est expliqué par 7rpayu.aTtxoù<; tu7to*j<;. Mansi, op. cit., t. vu, col. 89. (H. L.)

2. Le 12e canon prévoit simplement le cas où l'autorité civile confère à une ville le titre de métropole, sans diviser la province au point de vue civil et encore inoins au point de vue ecclésiastique. Cependant, en certain cas, par exemple, en 371, Valens divisa la province de Cappadoce en même temps qu'il éleva Tyane au rang de métropole ; aussi Anthime de Tyane invoquait-il comme un argument cette répartition nouvelle, quand il réclamait le titre, le rang et l'autorité de métropolitain. Pour le cas d'Eustathe de Béryte, il n'est pas prouvé que ce qui était très bien arrêté dans la pensée des Pères du concile le fût également dans la pensée de l'empereur. Quand il éleva Béryte au rang de métropole civile, pensait-il aussi lai donner cette dignité au point de vue ecclésiastique, ou bien Eustathe fit-il usage de ces lettres pragmatiques pour assurer son élévation au rang de métropolitain? En tous cas il invoqua un décret conciliaire issu de la auvooo? £vSY]|xou<7a, quand il se proclama indépendant de son métropolitain Photius de Tyr et mit sous sa juridiction six diocèses. Cette scission de la province ecclésiastique se produisait, tandis que la province civile restait intacte. Photius réclama auprès de l'empereur Marcien qui renvoya l'affaire au concile, lequel, nous l'avons vu, s'en occupa dans saiv8 session. Mansi, op. cit., t. vu, col. 89. Les commissaires impériaux reconnurent qu'un pareil fait ne pouvait s'autoriser d'actes pragmatiques, mais seulement de décisions conciliaires, ce qui poussa les Pères à déclarer qu'une pragmatique

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