‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 110 sur 544 · S. Léon, Epist., civ, .5, P. L., t. mv, col · texte numérisé non relu

S. Léon, Epist., civ, .5, P. L., t. mv, col

2. Epist. ad Julium, episcop. lioman., dans Mansfi, op. cit., t. iuy eol. M ; Hardouin, op. cit., t. i, col. 653.

signait ce même fondement an rang hiérarchique des Eglises : Dominas fundamenta Ecclesiœ in apostolicis sedibus collocaçit, et chaque Eglise doit se soutenir par les radiées apostolicarum sedium. Le pape Pelage Ier expose dans sa lettre ad episcopos Tuscix, en 556, le principe admis par saint Augustin *. Dans sa quarante-troisième lettre, saint Augustin parle encore de la prééminence des Eglises apostoliques 2 et écrit à Pétilien : Cathedra tibi quid fecit Ecclesiœ Romance, in qua Petrus sedit et in qua hodie Anastasius sedet, vel Ecclesiœ Hierosoh/mitanœ, in qua Jacobus sedit et in qua hodie Joannes sedet 3 ? C'est d'après ce même principe que ("5341 Léon le Grand écrivait à l'empereur Marcien : « Qu'Anatole de Constantinople se contente d'être l'évêque de la résidence impériale, car il ne peut en aucune façon en faire un siège apostolique 4. » Dans une autre lettre il fait découler le rang d'Alexandrie de l'évangéliste saint Marc, et celui d'Antioche de l'apôtre saint Pierre 5. Dans cette cent quatrième lettre déjà citée, le pape Léon reconnaît également l'autre principe ayant trait à cette question : il dit que les privilégia Ecclesiarum ont été institués par les canones sanctorum Patrum, et il insiste, en particulier, sur ce que ces privilégia ont été fixés par le concile de Nicée.

Ces efforts des évêques de Constantinople pour grandir leur situation hiérarchique obtinrent un premier résultat au concile œcuménique de Constantinople ; sans doute il confirma dans son 2e canon les privilèges des grands sièges métropolitains approuvés par le concile de Nicée ; il reconnut en particulier à l'Eglise d'Alexandrie la primauté sur l'Egypte, à celle d'Antioche la primauté sur l'Orient, à celle d'Ephèse la primauté sur l'Asie proconsulaire, et à celle de Césarée la primauté sur le Pont. Mais pour le diocèse de Thrace, il regarde déjà tacitement Constantinople comme en étant la capitale ecclésiastique, tandis qu'Héraclée l'avait été auparavant. Dans son 3e canon le concile fait un grand pas en avant, lorsqu'il permet au nouvel exarque de Constantinople de prendre rang immédiatement

Page 1