‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 122 sur 544 · LETTRE SYNODALE AU PAPE · texte numérisé non relu

LETTRE SYNODALE AU PAPE

[547] reur, à la ville impériale, ces privilèges, convaincus que, lorsque tu l'apprendrais, tu le regarderais comme ton ouvrage: car tout le bien que font les fils est un honneur pour les pères. Nous t'en prions donc, honore nos décrets de ton approbation (luapaxaXoufAev toîvuv , Ti^YjtJov %ctl xafç aaiç ùrflciq tyjv xptffiv), et de même que nous avons adhéré à ton décret (sur la foi), que Ta Grandeur fasse ce qu'il convient à l'égard de ses fils. Cela plaira aux empereurs, qui ont sanctionné comme loi ton jugement sur la foi, et le siège de Constantinople recevra une récompense méritée pour le zèle dont il a fait preuve en s'unissant à toi dans l'intérêt de la piété. Pour prouver que nous n'avons agi ni par partialité en faveur de quelqu'un, ni par esprit d'opposition contre qui que ce soit, nous te faisons connaître toute notre conduite, afin que tu la confirmes et y donnes ton assentiment ((3eSai- (ùciy te xai <TUYxaT0^£atv)- »

Cette lettre synodale, composée probablement par Anatole de Constantinople, fut emportée par les légats avec les autres actes du concile à leur départ pour Rome aussitôt après la dernière session *. Environ un mois après, l'empereur Marcien et Anatole envoyèrent en même temps de nouvelles lettres au pape Léon, par Lucien, évêque de Byzia, et le diacre Basile. Ces deux lettres sont dans la correspondance du pape Léon, sous les n. c et ci. Celle d'Anatole n'est pas datée ; celle de l'empereur est du 18 décembre 451. Anatole déclare en débutant, avec beaucoup de politesse, qu'il a dû nécessairement porter à la connaissance du pape tout ce qui s'était fait au concile ; « aussi envoie-t-il maintenant, par l'évêque Lucien et le diacre Basile, les documents que les légats du pape n'avaient pas emportés à leur départ. Le pape adhérerait certainement à la sentence portée contre Dioscore, dont la condamnation avait été le principal motif du concile. D'après la volonté de l'empereur et avec la coopération des légats du pape, et la protection de sainte Euphémie, l'assemblée s'était efforcée de rédiger une profession de foi ayant l'assentiment de tous. On y était parvenu, en s'en tenant à la sainte lettre du pape, et on avait placé sur l'autel cette profession de foi. Le concile avait eu à s'occuper d'autres affaires, et le désir de l'empereur, de l'impératrice, des commissaires impériaux

[5481 et du sénat, avait été que le siège de Constantinople, reçût un surcroît d'honneur par l'acquiescement du concile au canon des cent cinquante Pères de Constantinople. On avait agi dans la persuasion

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