‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 14 sur 544 · Hardouin, Coll. concil., t. u, col. 690 sq · texte numérisé non relu

Hardouin, Coll. concil., t. u, col. 690 sq

3. Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vi, col. 563; Hardouin, Collect. concil., t. u, col. 53.

impériaux et les sénateurs prirent place à peu près au centre de l'église, devant la balustrade de l'autel 4 ; à leur gauche et près d'eux

1. Sedentes in medio ante cancellos sanctissimi altaris, dans Labbe, Concilia, t. iv, col. 94. Les évêques se rangèrent dans les travées, à droite et à gauche. A l'extrémité de la nef, du côté des portes et faisant face aux magistrats, se trouvaient des enceintes réservées aux accusateurs, aux accusés, et aux témoins ou pétitionnaires admis à la barre et qu'on ne devait pas confondre avec les juges. Dans la travée de gauche se trouvaient les légats du pape. On doit supposer que les questions de préséance avaient été réglées avant l'ouverture de la session du 8 octobre, car, contrairement à ce qui arrive ordinairement, il n'est resté aucune trace de contestation à ce sujet. Le pape Léon avait prévu tout ce qui concernait les égards qu'on devait avoir pour ses légats qu'il entendait qu'on traitât comme lui-même. Dans sa lettre au concile, il l'invitait à considérer ces légats comme le pape en personne à qui nul ne se hasarderait de contester la présidence. A l'empereur Marcien il avait désigné nommément Paschasinus comme offrant les garanties de fermeté nécessaire pour tenir tête aux partis et aux efforts du mensonge. Par ce choix autant que par les motifs qu'il en donnait, on peut supposer que le pape Léon entendait donner l'exclusion à divers grands personnages notoirement disqualifiés, tels que Dioscore d'Alexandrie, Juvénal de Jérusalem, Thalassius de Césarée et quelques autres, moins coupables peut-être, si la faiblesse du caractère doit être jamais comptée pour une atténuation de la culpabilité : Etienne d'Ephèse, Maxime d'Antioche. Parmi les évêques absolument respectables il s'en trouvait, comme Anastase de Thessalonique, dont le siège n'avait pas un rang qui permît à son titulaire de briguer l'honneur delà présidence d'un concile œcuménique. En ce qui le concernait personnellement, Anastase ne songerait à rien revendiquer puisqu'il était absent du concile. Seul Anatole de Constantinople occupait un siège et présentait des garanties d'honorabilité suffisantes. Son élection avait été canonique et régulière, mais ayant été autrefois du parti de Dioscore on pouvait craindre que son impartialité ne fût pas à l'abri de tout soupçon. Les circonstances se tournaient donc à favoriser le projet du pape qui écrivait en ces termes au concile : «... Croyez, mes frères, que je préside moi-même par mes légats au concile, et que je m'y trouve présent avec vous dans leurs personnes. Et comme j'ai déjà déclaré quelle est la foi catholique et que vous êtes informés de ce que je crois suivant l'ancienne tradition, vous ne pouvez ignorer ce que j'attends de vous en cette circonstance. C'est, mes chers frères, qu'on rejette toute dispute contre les points de foi que Dieu a inspirés, que l'infidélité cesse de tenir ses vains discours, et qu'on ne permette pas de soutenir ce qu'il n'est pas permis de croire. On doit s'en tenir à la déclaration de foi pleine et expresse que nous avons faite dans notre Lettre dogmatique à Flavien, touchant le mystère de l'incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, suivant l'autorité de l'Évangile, les paroles des prophètes et la doctrine des apôtres. Et parce que nous savons que l'esprit de parti a mis le trouble dans plusieurs églises et que quantité d'évêques, pour n'avoir pas voulu recevoir l'hérésie, ont été chassés de leurs sièges et envoyés en exil, et qu'on en a mis d'autres en leur place, notre intention est qu'on commence par remédier à ces maux, afin que personne ne soit

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