‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 150 sur 544 · Voir plus haut, p. 460-476. (H. L · texte numérisé non relu

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5. Mansi, op. cit., t. vu, col. 898 ; Walch, Historié der Kirchenversammlungen, p. 314.

6. S. Léon, Opéra, édit. Ballerini, t. i, col. 1414, n. 8, P. L., t. liv, col.

la morale, on doit les traiter avec douceur, ne diabolus qui decepit [581] adulteros, de adulterii exultet ultoribus l. »

A l'année 458 se rattache le concile romain dont parle le pape Léon le Grand dans sa clxvi6 lettre à Néo, évêque de Ravenne, et que plusieurs auteurs avaient placé à tort en 451 ou 452 2. Entre autres décisions, ce concile romain a rendu les suivantes : 1) ceux qui, dans leur enfance, ont été réduits en captivité et ne peuvent se souvenir s'ils ont été baptisés, doivent faire toutes les recherches possibles pour savoir ce qui en est ; si ces recherches ne produisent aucun résultat on doit, sans hésister, les baptiser ; 2) quant à ceux qui ont été baptisés par des hérétiques, ils ne doivent pas être rebaptisés, mais l'évêque doit se contenter de leur imposer les mains pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit 3.

D'après la cxxvii6 lettre du pape Léon, adressée en 453, à Julien, évêque de Cos, la deuxième partie de sa lettre au concile de Chalcédoine, qui contenait la protestation contre le 28e canon, aurait été lue dans un concile tenu probablement à Constantinople 4.

Le 4 octobre 453, le choix du nouvel évêque pour le siège d'Angers rassembla dans cette ville un concile provincial, auquel assistèrent sept évêques : Eustochius de Tours, Léon de Bourges, Victorius du Mans, Chariaton, Numorius, Viventius (dont les sièges épiscopaux sont inconnus), et Talasius, l'évêque d'Angers nouvellement élu. L'assemblée fut présidée par Eustochius ; Léon de Bourges est toujours nommé le premier dans les actes, on a voulu lui donner probablement cette marque honorifique parce qu'il appartenait à une province étrangère. Ce concile provincial rendit douze [582] canons qui peuvent se résumer ainsi 5.

1. S. Léon, Opéra, édit. Ballerini, t. i, col. 1415 sq ; Mansi, op. cit., t v, col. 397 sq., et Sirmond, Concil. Gall., t. i, col. 111 sq.

2. C'est, par exemple, ce qu'a fait Balu/.e dans Mansi, op. cit., t. viî, col. 871. La véritable date est donnée dans les Ballerini, op. cit., t. i, col. 1405 et 1408, note 21.

3. Nous tenons ces détails de la lettre clxvi6 de Léon le Grand. Dans Ballerini, op. cit., t. i, col. 1405 sq. ; Mansi, op. cit., t. vi, col. 387.

4. Baluze, op. cit., t. i, col. 12ri6 sq. ; Mansi, op. cit., t. vi, dol. 266 ; 1. vu, col. 899.

5. Baronius, Annales, 1595, nd. ann. 453, n. 51-55. Cf. Pagî, Critica, 1689, ad. ann. 453, n. 20 ; J. Sirmond, Concilia Gallix, 1629, t. i, col. 116 ; Conc. regia, 1644, t. ix, col. 442 ; Maan, Hist. de l'Église de Tours, 1667, t. Il, p. 5 ; Labbe, Concilia, 1671, t. iv, col. 1020-1023, 1817-1818; Hardouin, Coll. concil., t. n, col. 777 sq. ; D. Rivet, Hist. litt. delà France, 1735, t. If, p. 322 ; Coleti, Concilia, 1728, t. v, col. 18 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vu, col. 899 ;

1. Les clercs ne peuvent s'adresser à des juges séculiers sans l'assentiment de leur évêque ; ils ne peuvent entreprendre aucun voyage sans la permission et les lettres de recommandation de leur

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