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torum), mais encore de lu table commune des fidèles (a conviviis fidelium).
Can. 4. Si les vierges consacrées à Dieu viennent à pécher (in adulterio deprehensœ — le texte parle d'adultère parce qu'elles manquent à la fidélité vouée au Seigneur), elles doivent être exclues de la communion, ainsi que leurs complices.
Can. 5. Les clercs ne doivent pas voyager sans lettres de recommandation de leur évêque.
Can. 6. Même obligation pour les moines. S'ils s'y dérobent, ils seront battus.
Can. 7. Les moines ne doivent pas s'isoler de la communauté et se bâtir des cellules particulières sans la permission de l'abbé, et seulement lorsqu'on peut être sûr d'eux, ou bien lorsqu'ils sont malades au point qu'il faille leur permettre un adoucissement à la règle. Ils doivent dans tous les cas avoir leur cellule dans l'intérieur des murs du monastère et rester sous la surveillance de l'abbé.
Can. 8. Les abbés ne doivent pas avoir plusieurs couvents ou habitations ; toutefois, à cause des invasions ennemies (occasionnées par la guerre) ils doivent avoir, sans compter leur monastère, une habitation dans une ville entourée de murs.
Can. 9. Les clercs ne doivent pas porter leurs affaires devant des tribunaux civils sans permission de leur évêque. Mais si l'évêque leur est suspect ou si c'est contre lui qu'ils ont affaire ils s'adresseront aux autres évêques.
Can. 10. Un évêque ne doit pas promouvoir à une dignité ecclé- [5951 siastique supérieure les clercs d'un autre évêque sans le consentement de celui-ci.
Can. 11. Les prêtres, les diacres, les sous-diacres et tous ceux qui sont engagés au célibat ne doivent pas assister aux noces, ni prendre part aux réunions où l'on chante des chansons d'amour et où l'on exécute des danses indécentes.
Can. 12. Les clercs ne doivent pas manger avec des juifs parce que ceux-ci ne mangent pas les viandes que nous croyons permises.
Can. 13. Un clerc qui s'est enivré doit être exclu de la communion pendant trente jours ou recevoir un châtiment corporel.
Can. 14. Un clerc de la ville qui manque à laudes (a matutinîs hymnis) sans une excuse suffisante pour cause de maladie, doit être exclu de la communion pendant sept jours.
Can. 15. Il ne doit y avoir dans la province qu'une seule psalmodie et un office uniforme 4.
Can. 16. Les sortes sanctorum et autres manières de scruter l'avenir sont défendues 2. Les clercs qui s'y adonnent doivent être exclus de l'Église 3.
Nous trouvons dans une lettre écrite par Sidoine Apollinaire, à Domnulus, des renseignements sur un concile tenu à Chalon-sur Saône vers l'an 470 4. Paul de Chalon étant mort, son métropolitain Patiens de Lyon se rendit à Chalon avec Euphrone d'Autun et plusieurs de ses suffragants pour tenir un concile et ordonner un autre évêque ; mais les évêques réunis se trouvèrent arrêtés par différents partis qui, pour des motifs d'intérêt personnel, voulaient que le choix tombât sur tel ou tel. Pour mettre fin à ces calculs, le
1. S. Bâumer, Histoire du Bréviaire, trad. Biron, in-8, Paris, 1905, t. 1, p. 219- 220. (H. L.)
2. Ld., p. 220. Ce canon semble basé sur un décret du concile de Milève de l'an 416. (H. L.)
3. Les sortes sanctorum (scilicet bibliorum) consistaient en ce qu'on ouvrait la Bible (on bien les œuvres des saints Pères) au premier endroit venu, et le verset qui tombait sous les yeux était censé être la réponse cherchée ; cette superstition provenait du paganisme, car, pour deviner l'avenir, les Grecs et les Romains ouvraient aussi, au hasard, Homère ou Virgile, et le premier vers qu'ils lisaient était la réponse prophétique. C. Ghabaneau, Les sorts des apôtres, texte provençal du XIII* siècle, publié avec l'original latin, dans la Revue des langues romanes, 1880-1881, série III, t. iv, p. 157-178, 264-274 ; t. v, p. 63- 64, et tir. à part, in-8, Montpellier, 1881. Cf. Paul Meyer, dans Romania, 1881, t. x, p. 296 ; J. F. Gotta, De sortibus sanctorum, in-8, Tubingae, 1758 ; N. Gaillard, Les sorts des saints, dans les Mém. de la Société des antiquaires de l'Ouest, 1836, t. i, p. 59-74 ; du Resnel, Recherches historiques sur les sorts appelés communément par les payens sortes Homericse, sortes Virgilianx, etc., et sur ceux qui parmi les chrétiens ont été connus sous le nom de sortes Sanctorum, dans les Mémoires de VAcad. des inscript, et belles-lettres, 1753, t. xix, p. 287- 310 ; F. Rocquain, Les sorts des saints ou des apôtres, dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 1880, t. xli, p. 457-474; Le Huérou, Histoire des institutions mérovingiennes, p. 269, 352 sq., 367 ; Mémoires lus à la Sorbonne, 1864, t. ii, p. 27, 35 sq. ; D. Vaissette, Histoire du Languedoc, édit. Privât, t. i, part. 1, p. 99, note ; Sotzmann, Die Loosbùcher des Mittelalters, dans Serapeum, 1850-1851, t. xi, p. 49-62, 65-89 ; t. xn, p. 305-316, 321-332, 337-342 ; H. Winnfeld, Sortes Sangallenses, adjecta surit alearum oracula ex cod. Monacensiï™ édita, in-8, Bonnae, 1887. Cf. Romania, 1888, p. 156-157. (H. L.)
4. Sidoine Apollinaire, Epistularum, 1. IV, epist. xxv, P. L., t. lviii, col. 531 ; J. Sirmond, Concilia Gallise, 1629, t. i, p. 141 ; Lalande, Conc. Gall., 1660, p. 35 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1820-1821 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 117 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vu, col. 998. (H. L.)