CONCILES EN PERSE ET A CONSTANTINOPLE
sens au pape, et Fravitas envoya ces lettres à Rome par deux ecclésiastiques et quelques moines. Ils furent reçus avec joie ; mais Félix ne se décida pas à admettre Fravitas à la communion, parce que ses députés ne promettaient pas que Fravitas rayerait des diptyques le nom d'Acace. Toutefois le pape adressa deux lettres bienveillantes à l'empereur et au nouveau patriarche 4. Fravitas mourut avant d'avoir reçu cette lettre, et Euphémius, partisan décidé de l'orthodoxie, lui succéda. Victor de Tonnenna nous apprend qu'Eu phemius tint à Constantinople en 492 un concile dans lequel il confirma les décisions de Chalcédoine, tandis que le nouvel empereur Anastase, successeur de Zenon, était partisan déclaré du monophysisme. Le Libellas synodicus ajoute qu'Euphémius envoya au pape les actes de ce concile 2. Il est certain qu'il rechercha avec ardeur la communion de Rome ; mais le pape Félix et le pape Gélase s'obstinèrent à exiger que le nom d'Acace fût rayé des [bloj diptyques, ce qu'Euphémius n'osa prendre sur lui. Les projets d'union entre Rome et Constantinople furent remis à un temps indéfini par la chute d'Euphémius, survenue en 496. L'empereur Anastase convoqua alors à Constantinople un concile, lequel, docile à sa volonté, approuva le fameux Hénotique, déposa Euphémius et nomma à sa place Macédonius. Tel est le récit de Victor de Tonnenna.
tivité prolongée, causes légitimes de divorce chez les nestoriens), alors même qu'il en a pris deux l'une après l'autre. » « La verve railleuse de Bar-Hébrœus, dit M. J. Labourt, op. Cil., p. 148, s'est exercée librement aux dépens des Pères du concile de Séleucie. Il va jusqu'à dire (Chron. eccles.y part, n, édit. Abbeloos-Lamy, Louvain, 1874, col. 75) qu'Acace dut construire des orphelinats pour les bâtards dont le nombre s'accrut grandement et il formule d'autres accusations que nous ne pouvons transcrire. » (H. L.)