‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 198 sur 544 · Pagi, Critica, ad ann. 494, n · texte numérisé non relu

Pagi, Critica, ad ann. 494, n

3. Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vin, col. 154. [Cf. F. Maassen, Quellen, t. i, p. 283. (H. L.)]

4. En particulier les trois manuscrits de Lucques, du Vatican et de Florence découverts au xvme siècle cl édités par Mausi, Fontanini etBianchini, cf. Manai, op. cit. y t. vin, col. 153 sq.

5. D, Ceillier, Hist. génér. aut. ecclés., 2e édit., t. x, p. 724 ; Fabricius, Biblioth. grxcay édit. Harles, t. xn, p. 658.

un des plus vieux qui existent de ce décret). Le texte du manuscrit de Munich s'accorde sur tous les points principaux avec tous les faits reconnus exacts par Thiel, d'après la comparaison instituée par lui sur trente huit manuscrits autres que celui de Munich qu'il n'a pas connu. Le Dr Thiel divise le décret en cinq sections : 1° De Spiritu sancto. 2° De canone Scripturœ sacrœ . 3° De sedibus patriarchalibus. 4° De Synodis œcumenicis. 5° De libris recipiendis. De ces [620] cinq sections le groupe des trois premières forment le premier chapitre du décret appartenant, d'après le résultat de ses recherches, au pape Damase, tandis que les deux dernières sections, beaucoup plus étendues que les trois premières, forment les chapitres n% me et ive du décret, et proviennent du pape Gélase. Mais le troisième successeur de Gélase, le pape Hormisdas, mort en 523, ayant réédité le décret avec des additions, il est arrivé que certains manuscrits désignent Hormisdas comme son auteur.

La partie attribuée au pape Damase et à un concile romain tenu sous son pontificat commence par ces mots : Dictum est : prius agendum est de Spiritu septiformi,qui in Christo requiescit ; et explique ensuite les expressions bibliques : spwitus sapientiœ consilii, etc... Puis viennent des explications sur les termes relatifs au Christ : Dominas, Verbum, Filins, pastor, leo, etc.. La section se termine enfin par cette proposition : Nominato itaque Pâtre et Filio intelligitur Spiritus sanctus etc. . .

Le fait qu'un concile ou qu'un pape aient jugé nécessaire de placer en titre d'un décret, des explications sur la doctrine du Saint- Esprit, s'adapte mieux à l'époque du pape Damase qu'à celle de Gélase.

La seconde section (également de Damase) donne le canon de la Bible. A la fin on trouve l'énumération suivante : Johannis apostoli epistola I; alterius Johannis presbyteri epistola II. Cette énumération ne peut non plus se rapporter à Gélase, à l'époque duquel on attribuait avec certitude trois lettres à saint Jean l'Evangéliste, tandis qu'elle s'applique très bien à l'époque de Damase, dont l'intime ami saint Jérôme, sur les trois lettres, n'attribuait que la première à l'apôtre Jean, et regardait le prêtre Jean cité dans le texte du décret comme l'auteur des deux autres *.

La troisième section du décret de Damase s'occupe de la primauté de Rome et des églises patriarcales ; il dit en particulier :

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