‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 202 sur 544 · Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vm, col · texte numérisé non relu

Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vm, col

CONCILES - II- 6o

d'un conciletenu à Constantinople en 497 ou 498 ; malheureusement, ce qu'ils disent n'est pas très clair et ne s'accorde pas parfaitement. Théophane rapporte que i : « Cette année-là, Macédonius de Constantinople, sur le conseil de l'empereur, chercha à regagner les couvents de la capitale qui s'étaient séparés à cause de Y Hénotique. [624] N'ayant pu y parvenir, il conseilla à l'empereur la réunion d'une o-JvoBoç àvSvjjjLouaa, qui approuverait les décisions de Chalcédoine (toc xocXwç coY^axKrOsvTa) ; ce qui eut lieu 2. » Le Libellus synodicus dit : « Macédonius tint un concile qui approuva, par écrit, les décrets de Chalcédoine, mais qui, par peur de l'empereur Anastase, passa sous silence l' Hénotique 3. » Victor de Tonnenna semble dire exactement le contraire (ad annum 497) : Macédonius Constantinopolitanus episcopus synodo facta condemnat eos qui Chalcedonensis décréta synodi suscipiunt, et eos qui Nestorii et Eutychis defendunt. Macédonius apparaît ici comme hérétique : car, s'il condamne la doctrine des nestoriens et celle des eutychiens, il n'accepte cependant pas la partie positive, le décret dogmatique du concile de Chalcédoine. Toutefois, comme ce concile a aussi une partie négative, la condamnation de la doctrine des nestoriens et des eutychiens, Mansi 4 a cru pouvoir concilier les dires de Théophane et de Victor, en soutenant que, par ces mots xocXôç coY^aTiffôevia, Théophane n'avait pas entendu parler de tous les canons de Chalcédoine, mais simplement de ceux portés contre les hérétiques (partie négative) ; c'était cette partie qui avait été approuvée par Macédonius dans son concile. Mais l'autre partie, celle que l'on peut appeler positive, n'avait pas été reçue par lui, parce qu'elle n'aurait certainement pas été approuvée par les partisans de YHénotique. Victor de Tonnenna ne pouvait guère en dire plus, car il raconte ensuite que Macédonius avait été déposé par l'empereur pour n'avoir pas voulu anathématiser le concile de Chalcédoine. Avec de pareils sentiments, Macédonius n'a certainement pas jeté, en 497, l'anathème sur toutes les parties du concile de Chalcédoine. Ce raisonnement est fondé, et nous admettons qu'on pourrait accorder Théophane et Victor ; mais la difficulté d'accorder Victor avec le Libellus syno-

1. Théophane, Chron., ad ann. 491 (de l'ère d'Alexandrie, c'est-à-dire 498 de notre ère).

2. Théophane, Chronograph., n. 7, éd. Bonn, t. i, p. 218 sq. Cf. Pagi, Critica, ad ann. 498,

3. Hardouin, op. cit., t. v, col. 1530 ; Mansi, op„ cit.y fc, vm, col. 37£.

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