Conciles romains sous le pape Symmaque, de 501 à
Au début du vie siècle, nous rencontrons une série de conciles romains sous le pape Symmaque 1.I1 existe à leur sujet deux systèmes
1. 501. — Conc. reg., t. x, col. 289 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1322 ; Pagi, Critica, ad ann. 500, n. 7-9 ; Hardouin, Coll. concil., t. n, col. 957 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 455 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vm, col. 246; Jaffé, Reg pont, rom., p. 62; 2e édit., p. 97. = 23 oct. 501. — Conc. reg.,Ux, col. 289; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1323-1333 ; Pagi, Critica, ad ann. 501, n. 2 ; Hardouin, Coll. concil,, t. n, col. 967 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 457 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vm, col. 247; Jaffé, Reg. pont, rom., p. 62; 2e édit., p. 98. = 6 novembre 502. — Baronius, Annales, ad ann. 502, n. 1-31. Cf. Pagi, Critica, ad ann. 502, n. 2-4 ; Conc. reg., t. x, col. 304 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1333-1364 ; Hardouin, Coll. concil., t. n, col. 975; Martène, Thesaur. nov. anecdot., 1717, t. i, col. 1 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 471 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vm, col. 262 ; Alexander Nat., Hist. eccles., t. v, p. 426-429; Jaffé, Reg. pont, roman., p. 63; 2e édit., p. 98; Fr. Vogel, dans Sybel, Hist. Zeitschrift, 1883, Ile série, t. xiv, p. 400-412. = 503. — Baronius, Annales, ad ann. 503, n. 1-9. Cf. Pagi, Critica, ad ann. 503, n. 2-11 ; Conc. reg., t. x, col. 351 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1364-1370 ; Hardouin, Coll. concil., t. n, col. 983 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 502 ; Mansi, op. cit., t. vm, col. 295 ; Jaffé, Reg. pont, rom., 2e édit., p. 98. = 1er octobre 504. —Baronius, Annales, ad ann. 504, n. 3-5. Cf. Pagi, Critica, n. 2 ; Conc. reg., t. x, col. 358 ; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1371-1378 ; Hardouin, Coll. concil., t. n, col. 989; Coleti, Concilia, t. v, col. 509 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vm, col. 310. (H. L.)
chronologiques. Pagi 4 a interverti l'ordre naturel de ces conciles, tandis que Du Sollier 2 s'inspirant beaucoup plus du [Liber pontifie alis], de Théodore le lecteur et d'autres anciens, trouve la véritable voie. Son opinion fut confirmée peu d'années après par la Vita Symmachi, œuvre d'un contemporain découverte au xvme siècle et éditée intégralement pour la première fois en 1732 par Joseph Bianchini 3, tandis que, quelques années auparavant, son oncle François Bianchini en avait donné des fragments dans le tome 111e de son édition d'Anastase. Cette découverte permit à Mansi de préciser quelques points de chronologie 4 et son opinion a été depuis celle de presque tous les savants. Mansi a cependant donné prise à la critique; aussi ne le suivrons-nous pas toujours.
Il est certain qu'il n'y a eu aucun concile romain en l'an 500 : ce que Pagi attribuait au concile tenu à cette date, c'est-à-dire la nomination de l'antipape Laurent à l'évêché de Nocera, est en réalité l'œuvre du concile du mois de mars 499, ou bien du pape Symmaque, après la clôture du concile. Jaffé est pour le premier sentiment 5 ; Du Sollier favorise plutôt le second 6, et le peu de précision des données originales permet de soutenir l'une ou l'autre de ces opinions. L'auteur anonyme de la Vita Symmachi suppose que le pape et son adversaire Laurent avaient déféré leur différend au tribunal de Théodoric, roi des Visigoths, et qu'ils avaient dû comparaître tous deux à la cour, où Symmaque avait à prix d'or remporté la victoire, tandis que par menaces et promesses on avait déterminé Laurent à accepter l'évêché de Nocera. On ne doit pas oublier que cet auteur anonyme a été un violent adversaire de Symmaque et un partisan déclaré de Laurent.
Malheureusement la paix de l'Église dura peu ; dès la fin de l'année 499, les deux partis en vinrent, dans Rome, à des conflits sanglants. Les amis de Laurent, guidés par deux sénateurs, Festus et Probus, et le diacre Paschasius que le peuple tenait pour un saint
1. Critica ad Ann. Baronii, ad ann. 499, n. 3; ann. 500, n. 7-9 ; ann. 501, n. 2 ; ann. 502, n. 4 ; ann. 503, n. 2-11 ; ann. 504, n. 2.