‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 210 sur 544 · CONCILES ROMAINS SOUS LE PAPE SYMMAQUE · texte numérisé non relu

CONCILES ROMAINS SOUS LE PAPE SYMMAQUE

à cause de son ascétisme, se signalèrent par leurs actes de brutalité 4. Ils ne rougirent pas déporter leurs plaintes contre Symmaque [635] au rof hérétique Théodoric. On remarque cependant qu'aucun des conciles qui jugèrent les accusations portées contre Symmaque, ne dit rien de désavantageux à son sujet. Baronius supposeque ces conciles ont agi ainsi par respect pour le Saint-Siège 2. Nous apprenons néanmoins, par l'apologie d'Ennodius en faveur de Symmaque, que le pape était accusé d'adultère 3. L'auteur de la Vita Symmachi dit que le pape fut accusé de plusieurs crimes, pour n'avoir pas célébré la Pâque avec les autres chrétiens, et qu'il fut appelé à la cour pour donner la raison de cette divergence. Le roi lui avait ordonné de séjourner à Rimini. Mais au cours d'une promenade, voyant ses maîtresses mandées à la cour par ordre du roi, il s'enfuit à Rome, et s'enferma dans l'église de Saint«Pierre ; mais ses propres clercs Pavaient abandonné et avaient déclaré au roi qu'il s'était enfui à leur insu. Le clergé l'avait accusé d'avoir dissipé les biens de l'Eglise. Que ce dernier point fût au nombre des accusations, c'est ce que nous verrons par le discours du pape dans son cinquième concile, le 6 novembre 502.

Ses ennemis, clercs et sénateurs, demandèrent au roi l'envoi d'un visiteur à Rome, pour enquêter sur les accusations portées contre Symmaque, et gouverner l'Eglise romaine jusqu'à la décision finale. Théodoric chargea de cette mission Pierre, évêque d'Altino. Un second écrit d'Ennodius 4 nous renseigne sur la manière dont cette mission fut remplie ; contrairement aux ordres du roi, le visiteur ne fut pas impartial, et embrassa avec passion le parti des ennemis de

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