‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 211 sur 544 · Baronius, Annales, ad ann. 502, n · texte numérisé non relu

Baronius, Annales, ad ann. 502, n

3. Mansi, op. cit., t. vin, col. 284. [Vita S. Symmachi papx auctore anonymo, dans Muratori, Script, rer. Italie, t. m, part. 2, p. 45-47 ; Du Sollier, Sylloge historica de S. Symmacho papa, dans Acta sanct., 19 juillet, t. iv, p. 634-643; Thiel, Epist. rom. pontif., 1868, t. n, p. 85-103, 639-641 ; Jaflé, Regesta pôntif. romanor., 1851, p. 61-64, 934; 2e édit., 1885, t. i, p. 96-100; t. n, p. 693-694, 736 ; Liber pontificalis, édit. Duchesne, 1886, t. i, p. 260-268 {— P. L., t. cxxviu, col. 451-472) ; D. Ceillier, Hist. génér. aut. ecclés., 1748, t. xv, p. 340-352; 2e édit., t. x, p. 521-528 ; Fabricius, Bill, med, sévi, 1746, t. v, col. 606-607 ; 2e édit., p. 216 ; Jf Havet, dans la Bibl. de V Ecole des Char* tes, 1885, t. xlvi, p. 259-261. (H. L.)]

4. Dans le panégyrique de Théodoric, inséré par extrait dans Baronius, Annales, ad ann. 500, n. 3 sq. [Doin Ceillier, Hist. génér. aut. ecclés, , 2« édit., t. x, p. 726-733, a donné avec un résumé des conciles de Symmaque un abrégé de l'Apologie de Symmaque par Ennodius. (H, L,)]

Symmaque. La Vita Symmachi dit qu'il arriva pour Pâques, et ^r qu'aussitôt après cette fête, sur l'ordre de Théodoric, il tint un con- L cile à Rome pour terminer le conflit. Il s'agit évidemment, dans ce passage, de la Pâque de 501, comme le prouve un édit royal daté du 8 août 501 et adressé à tous les évoques restés à Rome après l'issue de ce concile qui fut le second célébré pour mettre fin au schisme. Il s'en était tenu un autre en 499 sous Symmaque, dans le même but; et les contemporains ont dû compter de cette manière, sans cela Ennodius n'aurait pas désigné comme quatrième le concile, auquel il adressa une apologie en faveur de Symmaque. Telle a été l'ancienne manière de compter, telle est aussi la seule admissible.

Nous trouvons des renseignements sur ce concile : a) dans les actes de la réunion tenue le 23 octobre 501 ; b) dans quelques lettres du roi Théodoric ou à lui adressées ; c) dans la Vita Symmachi; remarquons, que ce dernier écrit réunit en un seul plusieurs conciles tenus sur la même affaire, et Mansi ne l'a pas remarqué. Le premier de ces trois documents originaux nous apprend que le concile se tint dans la basilica Julii a Rome (Sainte-Marie au Transtévère), les évêques de la Ligurie,de l'Emilie et delà Vénétie y assistèrent. Ils déclarèrent que c'était au pape et non au roi à convoquer un concile, la prééminence de Pierre ayant été donnée au siège de Rome, et les conciles ayant, d'après les ordres du Seigneur, concédé une autorité particulière dans rÉgliseàce Siège, de sorte que son titulaire ne pouvait être jugé par ses inférieurs. Pour tranquilliser les évêques, le roi leur fit savoir que Symmaque avait consenti à la convocation de ce concile, et leur fit lire la lettre du pape. Dès le début du concile, le pape parut dans l'assemblée, se déclara reconnaissant au roi de la convocation qui comblait ses désirs, en conséquence il donnait au concile l'autorité nécessaire pour examiner l'affaire. Il espérait, par ce langage, provoquer le départ du visiteur appelé par une partie du clergé et quelques laïques, au mépris de la religion et en opposition avec les règles et les principes des Pères. Il escomptait qu'on lui accorderait à lui, Symmaque, ce que ses ennemis lui avaient refusé, et son rétablissement sur son siège épiscopal. Alors seulement, il réfuterait ses accusateurs. Ces paroles déplurent à la plupart des évêques ; mais le concile n'osa prendre aucune détermination sans l'assentiment du roi, qui ordonna qu'avant toute réintégration, [637] Symmaque répondît à ses accusateurs. Le pape s'y étant refusé, le concile n'aboutit à aucun résultat 1.

1. Mansi, op. cit., t. vin, col. 247 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, eol. 967 tq.

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