‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 212 sur 544 · CONCILES ROMAINS SOUS LE PAPE STMMAQUE · texte numérisé non relu

CONCILES ROMAINS SOUS LE PAPE STMMAQUE

Conformément à ce qui précède, mais plus succinctement, la Vita Symmachi rapporte, si toutefois nous comprenons bien son texte, assez dénaturé précisément à ce passage, qu'une partie des évêques et des sénateurs n'avaient pas voulu tout soumettre au pape Symmaque, c'est-à-dire, lui rendre les biens de l'Eglise, mais ils déclarèrent que l'évêque de Rome ne pouvait être jugé par personne, eût-il même commis tous les crimes reprochés à Symmaque i.

La lettre du roi Théodoric (8 août 501) nous apprend que plusieurs évêques quittèrent en ce moment Rome sans avoir pris aucune décision ; d'autres demandèrent au roi un nouveau concile à Ravenne, sa résidence. Dans sa réponse, adressée à Laurent de Milan, Marcellin d'Aquilée et Pierre de Ravenne, le roi les loue, eux et leurs collègues, de n'avoir pas, comme les autres, quitté la ville à la légère, et sans sa permission. Il fixait au 1er septembre un autre concile à Rome, pour régler la question en litige par une décision générale. Divers motifs s'opposaient a ce qu'on acceptât la proposition des évêques, au sujet de Ravenne. Si les prochains conciles ne rétablissaient pas la tranquillité et la concorde, il était décidé à laisser ses autres affaires pour se rendre à Rome 2. Dans une seconde lettre du VI kal. septembres (27 août) de la même année 501 3, le roi exhorta les évêques convoqués en concile à Rome, de rendre la paix à cette Eglise. Il y envoya les intendants [638] royaux Gudila, Bedulphe et Arigern 4, afin d'obtenir que Symmaque consentît à paraître devant le concile ; ils devaient lui donner toutes sortes de garanties pour qu'il pût sans danger traverser la ville et se présenter 5.

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