Dans Muratori, op. cit., p
2. Mansi, op. cit., t. vm, col. 253 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 971 sq. Cette lettre est datée sub die VI idus Augusti, Ruffo Magno Fausto Avieno V. C. cos. Cette date n'indique pas deux consuls, comme le ferait croire une virgule mal placée dans le texte de Mansi, elle ne désigne qu'un seul consul pour l'année 501 et, d'après l'usage de l'époque, elle donne le nom entier du consul d'Occident, Rufus Magnus Faustus Avienus l'ancien (le jeune fut consul l'année suivante) ; en 501 c'était Flavius Probus qui était consul pour l'Orient.
3. Mansi, op. cit., t. vm, col. 254 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 972 sq.
4. La Relatio episcop. adregem, dans Mansi, op. cit., col. 256, et Hardouin, op. cit., col. 973, prouve qu'il faut lire de cette manière au lieu de Conzatiern et que cet Arigern était également major domus.
5. Le pape demeurait à Saint-Pierre à Vouest du Tibre ; le nouveau synode se tint au contraire dans l'église de Sainte-Croix à la partie est de Rome et non loin de Latran. Théodoric pouvait donc dire que le pape devait venir citra urbem, c'est-à-dire dans la partie de la ville qui était en deçà.
Nous trouvons les renseignements les plus sérieux sur le concile célébré à Rome le 1er septembre 501, le troisième sous Symmaque, dans les actes du quatrième concile tenu à Rome sous ce même pontife, actes qui nous ont déjà fourni les meilleurs renseignements sur le deuxième concile. Les évêques se réunirent dans la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem [basilica Sessoriana, du nom du propriétaire de remplacement primitif), et, grâce au tumulte continuel que les ennemis de Symmaque excitèrent dans l'assemblée, ils se virent contraints d'accepter le mémoire d'accusation rédigé contre le pape. Ce mémoire contenait une double calomnie. On prétendait que le roi avait pu se convaincre de la dépravation du pape ; on reconnut plus tard que c'était faux. De plus, on avait demandé que les esclaves du pape fussent admis à déposer comme témoins contre lui, tandis que l'on devait observer dans les tribunaux ecclésiastiques la loi en vigueur dans les tribunaux civils, à savoir que des esclaves ne peuvent jamais déposer contre leurs maîtres. Les actes de 502 rapportent encore que, lorsque le pape parut pour se défendre, ses ennemis tombèrent sur lui et sur son escorte, blessèrent beaucoup de prêtres, et en auraient tué un grand nombre si les trois intendants royaux n'étaient intervenus et n'avaient reconduit le pape chez lui, derrière les murs de Saint-Pierre l. Le concile avait fait connaître au roi ce qui s'était passé et avait invité une seconde fois le pape à comparaître en personne. Il répondit qu'il avait d'abord consenti à s'humilier pour se disculper, mais on avait failli attenter à sa vie ; maintenant il ne voulait plus comparaître et le roi pouvait décider à son égard ce que bon lui semblerait 2.
Nous avons une seconde source de renseignements dans une \P^. lettre écrite au roi par le concile, pour le remercier de l'envoi des trois intendants. Dans cette lettre, les évêques disent: «Dans notre seconde session 3, nous avons envoyé des députés inviter le pape à
1. L'église de Sainte-Croix de Jérusalem et l'église de Saint-Pierre, placée à l'extrémité N.-E. de Rome, sont les deux points extrêmes de la Ville éternelle.
2. Mansi, op. cit., t. vin, col. 249 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 968 sq.
3. Par ces mots : ex secunda synodo, il faut entendre, ainsi que le prouvent le contexte et la comparaison avec les renseignements fournis par ailleurs, la seconde session du troisième synode. Dans la première session du troisième synode, Symmaque avait répondu à l'invitation ; mais il avait été maltraité, et les intendants avaient dû le ramener chez lui. Plus tard, dans la seconde session, le synode l'invita de nouveau à paraître, mais il ne se rendit pas à l'invitation.