CONCILES KOMA1NS SOUS LE PAPE SYMMAQUE
culier les Bollandistes 1 et Mansi fi donnent, au contraire, le titre de Palmaris au concile suivant qu'ils regardent comme le quatrième, tandis que nous le tenons pour le cinquième. Ils vont évidemment contre le texte du procès-verbal du dernier concile de cette série 3.
»Les actes de ce quatrième concile s'ouvrent sur cette donnée que l'assemblée s'est réunie sur l'ordre de Théodoric, sous le consulat de Ru fus Magnus Faustus Avienus ; nous avons vu que ces noms propres ne désignaient qu'un seul consul, celui de l'Occident. Par conséquent, au lieu de piriê clarissimis consulibus, il faut lire viro clarissimo consule ; d'où il résulte que ce concile a dû se tenir en 501, et Baronius est dans l'erreur quand il le place l'année suivante. Il est vrai qu'en 502 le consul s'appelait aussi Rufus Magnus Faustus Avienus (d'après Mansi, le consul de 502 s'appelait Flavianus Avienus) ; mais lorsqu'on parle de ce dernier, on ajoute toujours Junior, tandis que pour le consul de 501 on écrit seulement Avienus, [642] sans mettre Senior ; indication parfaitement inutile, puisqu'il n'y avait pas encore eu de Junior. Pagi s'abuse plus encore que Baronius lorsqu'il donne, par pur caprice et au mépris de la date indiquée par le procès-verbal, l'année 503 comme étant celle de la réunion de l'assemblée ; il a placé le concile dont nous parlons après celui qui a suivi 4.
Aussitôt après ce début, les actes de la S y no dus Palmaris donnent un court aperçu historique sur les deux autres réunions synodales de cette même année 501, c'est-à-dire le second concile tenu à Pâques de 501, dans l'église de Jules, et le troisième tenule ^""septembre dans la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem. Nous avons rapporté plus haut ce qui concerne ces deux réunions. Vient alors un fragment de la lettre de Théodoric du 1er octobre et le concile s'occupe de formuler ses propres décisions.
A cause de la haute autorité de Pierre, transmise à ses successeurs, il n'a pas osé juger le pape, mais il en remet le soin à Dieu, qui connaît les secrets des cœurs. En face des hommes, Symmaque se trouve donc purgé de toutes les accusations portées contre lui, et tous ceux qui ont quitté son obédience doivent y rentrer, ce qui est d'autant plus facile que presque tout le peuple est resté avec obstina-