‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 217 sur 544 · Pagi, Critica, ad ann. 503, n · texte numérisé non relu

Pagi, Critica, ad ann. 503, n

tion attaché à Symmaque. Celui-ci peut donc célébrer les saints mystères dans toutes les églises de sa juridiction, et chacun doit recevoir de lui la sainte communion. Quant aux clercs séparés de lui, ils doivent lui donner satisfaction, et obtenir son pardon pour être réintégrés dans leurs charges. Ceux qui, sans son assentiment ont osé célébrer la messe en un lieu quelconque de Rome, doivent être traités comme des schismatiques. Ce procès-verbal fut signé par soixante-seize évêques, à la tête desquels se trouvaient Laurent de Milan et Pierre de Ravenne 4.

Lorsque ce document arriva dans les Gaules, les évêques de ce [643] pays, qui ne pouvaient tenir de concile à cause du démembrement du royaume 2, chargèrent Avit de Vienne de donner, en leur nom et au sien, son sentiment sur une affaire si importante. Avit écrivit donc aux deux sénateurs Fauste et Symmaque. Il commence sa lettre en se plaignant que des évêques chrétiens aient accepté d'un roi Tordre de former un tribunal contre le pape, mais il les loue d'avoir vu leur faute et de ne l'avoir pas cachée. En sa double qualité d'évêque et de sénateur romain, il adjure ses collègues du sénat d'avoir autant de sollicitude pour l'Eglise romaine que pour l'État et de rétablir la paix de cette Eglise.

La Vita Symmachi nous apprend que les décisions de la synodus Palmaris ne furent malheureusement pas acceptées par tous. Au contraire, les clercs et les sénateurs opposés à Symmaque envoyèrent au roi un nouveau mémoire en faveur de Laurent, qui, pour se garantir du côté de Symmaque, se rendit à Ravenne. Le mémoire portait que, d'après les canons, tout évêque devant rester dans l'Eglise pour laquelle il avait été ordonné, Laurent devait revenir dans l'Église de Rome et la gouverner, ayant été depuis longtemps déjà ordonné pour cette Église. En effet Laurent revint à Rome (probablement au commencement de Tannée 502), et y demeura quatre ans, parmi les luttes violentes des deux partis, qui recoururent de nouveau au roi 3.

1. Mansi, Concil. ampliss. coll., t. vin, col. 247 sq. ; Hardouin, Collect. concil,, t. ii, col. 967 sq.

2. Dans le document qui nous donne ces détails, c'est-à-dire la lettre de l'évêque Avit de Vienne aux sénateurs Fauste et Symmaque (Mansi, op. cit., t. vin, col. 293 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 981 sq.), il faut placer la négation non dans la première ligne entre les mots nos voti compotes et reddit.

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