Conciles en Illyrie, en Épire et à Lyon, en 515 et
Théophane rapporte dans sa Chronique et, après lui, Anastase dans son Histoire de l'Eglise, qu'en 515, quarante évêques dePIllyrie etde la Grèce se réunirent en concile pour se séparer de leur métropoli- [672] tain, l'archevêque de Thessalonique, parce que, par crainte de l'empereur Anastase, cet archevêque était passé du côté des monophysites et était en communion ecclésiastique avec Timothée de Constantinople. Le concile envoya en même temps des ambassadeurs au pape et lui écrivit pour l'assurer qu'il restait en communion avec
l'Egli
ise romaine
L'année suivante, 516, au sud de l'Illyrie, dans l'ancienne province d'Epire (c'était la province d'Epire proprement dite, car YEpirus nova n'est autre que V lllyris Grseca), se tint un concile qui donna à Jean le siège métropolitain de Nicopolis, devenu vacant par la mort d'Alcyson. Jean informa aussitôt de sa nomination le pape Hormidas, par l'envoi du diacre Rufin, et protesta, dans une lettre que nous possédons encore 2, de sa vénération pour les quatre conciles de Nicée, de Constantinople, d'Ephèse et de Chalcédoine ; par contre, il anathématisait Dioscore, Timothée Élure et les autrès chefs des monophysites, et adhérait sans restriction à YEpistola dogmatica. Il demandait au pape de lui indiquer la conduite à tenir. Tous les membres du concile (sept évêques, outre le métropolitain Jean) écrivirent une seconde lettre au pape, pour lui mander la mort d'Alcyson, et l'élection de Jean dont ils vantaient beaucoup la foi orthodoxe et la soumission à l'égard de Rome. En terminant, ils priaient le pape de reconnaître son élection 3.
Hormisdas leur répondit, au mois de novembre 516, par trois lettres : la première (45 novembre 516), adressée au nouvel archevêque Jean, l'exhorte d'une manière générale à rester attaché à l'orthodoxie, et lui annonce l'envoi d'un Indiculus, instruction détaillée sur la manière de recevoir dans l'Eglise ceux qui revenaient