‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 289 sur 544 · P. L., t. lxv, col · texte numérisé non relu

P. L., t. lxv, col

5. P. Z,., t. lxv, col. 603. Sur le jour de la mort de Thrasamond, cf. Noris, Hist. pelag., lib. II, c. xxi.

troisième écrit deFulgence, publié au nom de tous ses collègues, consultés en même temps que lui. C'est la célèbre Epistula synodica, qui est passé dans plusieurs collections des conciles 4. Que cette lettre soit de Fulgence, quoique son nom manque dans la liste des douze évêques qui l'ont souscrite, c'est ce que son biographe assure (c. xx) d'une manière incontestable. La lettre est adressée au prêtre et archimandrite Jean, au diacre Venerius et à ses collègues, et on croit généralement que cet archimandrite n'est autre que Jean Maxentius, abbé des moines de la Scythie, et que la lettre est également adressée à ces moines 2. Il faut ajouter que 1' Epistula synodica fut décidée dans un véritable concile, tenu par ces évêques. On l'avait cru envoyée de Sardaigne, en 521, parce qu'il y était dit au second paragraphe que la lettre des moines avait consolé les évêques dans leur exil ; mais le cardinal Noris a prouvé 3 que l'Epistula n'avait pu être composée qu'après le retour des évêques en Afrique, car dans l'avant-dernier paragraphe ils recommandent aux moines la lecture des sept livres de Fulgence contre Fauste et des trois livres De veritate prsedestinationis . Ces derniers étant postérieurs à l'exil, il faut en conclure que V Epistula synodica Test également. De plus, le vingt-septième paragraphe de cette lettre parle du pape Hormisdas comme déjà mort {beatse mémorise). Or celui-ci ne mourut que le 6 août 523, par conséquent après le roi Thrasamond ; il en résulte que les évêques reçurent la lettre des moines dans leur exil de Sardaigne, mais n'y répondirent qu'après leur retour dans leur patrie. Voici le résumé de cette belle lettre :

1. Tous les membres de l'Eglise doivent avoir souci les uns des autres. 2. Nous nous réjouissons de ce que la véritable doctrine sur la grâce de Dieu continue à être professée, mais nous avons été attristés d'apprendre que quelques frères (Fauste de Riez et ses partisans) exaltent trop la liberté humaine vis-à-vis de la grâce divine. 3. Cela n'arrive que par la permission de Dieu, afin que la force de la grâce se déclare plus évidemment, car celui à qui elle est accordée ne la méconnaît jamais, et quiconque Fane l'attaque ni dans ses paroles ni dans ses œuvres. 4. En effet, la grâce concédée par Dieu

1. Mansi, op. cit., t. vin, col 591 sq. ; Hardouin, op. cit,, t. n, col. 1055 sq. ; P. L., t. xlv, col. 1779.

2. Histor. pelag.7 1. II, c. xxi ; Walch, Ketzerhist., t. v, p. 127 sq., n. 3.

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