CONCILES A ARLES, A LERIDÀ, A VALENCIA EN
pas indiqués. Ferreras suppose que ce Celsinus n'était autre que Celsus archevêque de Tolède. Si cette opinion est fondée, le concile de Valence a dû se tenir dans la quinzième année du règne de Théodoric, par conséquent en 524 ; car, en 532, le célèbre Montanus succéda à Celsus sur le siège de Tolède 4. /uyj Mansi pensait, au contraire, que Celsinus était l'évêque de Valence du même nom qui, en 590, assista au IIIe concile de Tolède, et par conséquent il plaçait notre concile à la fin du vie siècle 2. On ne peut rien dire de définitif sur cette question chronologique.
Les décrets rendus à Valence 3 ont quelque rapport avec ceux de Lérida, ce qui semble favoriser l'opinion qui les fait promulguer à la même époque. De même que dans les autres conciles, on relut à Valence les anciens canons de l'Église, qui furent remis en vigueur et on ne jugea nécessaire d'y ajouter que les six articles supplémentaires suivants indiqués dans les actes comme les Capitula proprement dits du concile de Valence :
1. L'évangile doit être lu avant l'offertoire (ante munerum itlationem), et avant le départ des catéchumènes 4, après l'épître [apostolus), afin que non seulement les fidèles, mais aussi les catéchumènes, les pénitents et tout le monde puissent entendre la parole de Dieu et le sermon de l'évêque. Car il est reconnu que plusieurs ont été ramenés à la foi en entendant le sermon 5.
2. Il est défendu aux clercs de s'approprier quelque chose de l'héritage de l'évêque après sa mort. D'après le 6e canon du concile de Riez, un évêque voisin doit, après les obsèques, avoir la surveillance de l'église privée de son pasteur, et on doit dresser un inventaire exact de ce que le défunt a laissé et remettre cet inventaire au mé-
1. Voy. plus loin le 2e synode de Tolède en 531 et Florez, Espaiia sagrada, t. v, p. 217 sq.
2. Coll. regia, t. xi, col, 26; Labbe, Concilia, t. iv, col. 1617-1622; Hardouin, Coll. concil., t. n, col. 1067 ; Coleti, Concilia, t. v, col. 759 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. vin, col. 620 ; Ccillier, Hist. génér. aut. ecclés., 2e édit. , t. xi, p. 826-828 ; H. Leclercq, V Espagne chrétienne, in-12, Paris, 1905. p. 244. (H. L.)
3. Mansi, op. cit., t. vin, col. 619 sq. ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 1067 sq.
4. Au lieu de ante missam catechumenorum, Mansi prétend qu'il faut lire (col. 620) in missa ; mais ce changement n'est pas nécessaire, si on interprète le mot missa dans son sens le plus simple et le plus primitif, c'est-à-dire dans celui de dimissio.