Can. 18* du 1er concile d'Orange
tropolitain. Celui-ci établira sur cette Église un intendant, qui remettra aux clercs ce qui leur revient et rendra compte de son administration au métropolitain.
3. Les parents de l'évêque décédé ne doivent rien prendre de l'héritage sans que le métropolitain et les évêques de la province en soient instruits, afin que le bien de l'Eglise ne soit pas mêlé à la [710] propriété personnelle du défunt.
4. Le corps d'un évêque défunt ne doit pas rester trop longtemps sans être enseveli, à cause de l'absence de Y episcopus commendator 4. Aussi l'évêque à qui incombera, le cas échéant, le soin des funérailles, doit-il visiter son collègue malade pour se réjouir avec lui, s'il recouvre la santé, ou bien pour l'exhorter à mettre ses affaires en règle. Il doit remplir ses dernières intentions, et aussitôt le malade mort, offrir le saint sacrifice pour le défunt, puis procéder aux funérailles et se conformer aux prescriptions du canon précédent. Si un évêque vient à mourir subitement sans que l'on puisse faire venir un évêque voisin, son corps ne doit rester exposé qu'un jour et une nuit ; il sera entouré de frères, de clercs, de moines et de chantres. Les prêtres le déposeront dans un endroit convenable, sans l'ensevelir; on se contentera de continuer à prier pour lui [honorifice commendatur) , jusqu'à ce qu'un évêque, qu'on fera venir le plus promptement possible, procède aux funérailles selon les règles en vigueur.
5. Si un clerc, fût-il diacre ou prêtre, ne réside pas habituellement dans son église, mais s'il va de côté et d'autre, il sera exclu de la communion et de sa dignité aussi longtemps qu'il s'obstinera.
6. Nul ne doit ordonner un clerc étranger sans Passentiment de son évêque. De même aucun évêque ne doit ordonner un clerc si celui-ci n'a promis de rester à la place qui lui sera confiée.
On trouve dans la collection de Burchard de Worms six canons attribués à un concilium Valentinum, sans indiquer s'il s'agit de Valence en Espagne ou de Valence en France ; ces canons ont été réunis et édités par Mansi 2.
1. On appelle commendationes les prières pour les défunts, ainsi que le prouve très bien Du Cange, Glossar. ; par conséquent le commendator est celui qui célèbre les obsèques.