‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 329 sur 544 · conciles d'orange et de valence · texte numérisé non relu

conciles d'orange et de valence

cette date ne peut être authentique, et, suivant la remarque de Pagi *, elle a dû être arbitrairement ajoutée a sciolo quopiam. Sirmond 2 a pensé qu'il fallait dire post consulatum Lampadii, c'està-dire anno 531 ; mais Pagi répond, et non sans raison, que si Boniface a été élu pape au mois de septembre 530 3, on s'explique difficilement qu'il ait tardé jusqu'au mois de janvier suivant de répondre à Césaire, puisqu'il dit dans sa lettre : Catholicum non distulimus dare responsum 4. D'après cela, on serait porté à dire, avec dom Labat 5, qu'au lieu de Vin kal. Febr. il faut lire kalend. décembres ou novembres de l'année 530 6. Le cardinal Noris 7 a 738] cherché une autre solution, en disant que Félix IV était mort dans le mois de septembre 529, et les Ballérini ont soutenu ce sentiment 8. Dans cette lettre, le pape Boniface se prononce explicitement contre ce principe des semi-pélagiens que sans la grâce divine (prœçeniens), et par leurs propres forces, certains hommes pouvaient arriver à la foi en Jésus-Christ, et il poursuit : Quapropter affecta congruo salutantes, supra scriptam confessionem vestram consentaneam catholicis patrum regulis approbamus. On peut se demander si le pape entend par là tout le procès-verbal du concile d'Orange, ou simplement la profession de foi qui se trouve à la suite des capitula. Le mot confessio n'oblige pas à croire qu'il s'agit seulement de la profession de foi placée après les capitula : car, dans le fait, tout le procès-verbal forme une sorte de profession de foi, et l'épilogue qui a plus particulièrement cette forme n'est pas par lui-même un tout complet et à part ; dès les premiers mots, on voit qu'il se rattache aux vingt-cinq capitula. Il est vrai que, dans sa propre lettre, le pape cite également les passages de la Bible qui se retrouvent dans l'épilogue (vu, 25, et Philip p., i, 29) ; mais immédiatement après, il cite aussi les paroles de Notre- Seigneur dans saint Jean (xv, 5), et il les cite d'après les Pères d'Orange, quoique ces paroles ne se trouvent pas dans l'épilogue, mais bien dans le c. 7. Il cite de la même manière un passage

1. Pagi, Critica, ad ann. 530, n. 6 ; cf. ad ann. 529, n. 11.

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