Id., t. vin, col
3. L'existence de cette réunion ressort d'un mémoire adressé au concile suivant par les moines de Constantinople et de Jérusalem. Mansi, op. cit., t. vin, col. 888 ; Hardouin, op. cit., t. n, col. 1195. Ils disaient dans ce mémoire : « Les évêques de la Palestine et des autres pays de l'Orient réunis ici, et nous-mêmes, avons demandé qu'Anthime se purgeât de toute accusation d'hérésie, par devant le Siège apostolique. » Le Libellus synodicus prétend que le pape Agapet avait déposé Anthime dans un synode de Constantipole, mais son récit fourmille de fautes. Mansi, op. cit., t. vm, col. 1161 ; Hardouin, op. cit., t. v, col. 1524.
4. Baronius, Annales, ad ann. 536, n. 71-93 Cf. Pagi, Critica, ad ann. 536, n. 13-14 ; Labbe, Concilia, t. v, col. 1-276 ; Lambecius, Comment, biblioth. Vindobon., 1679, t. vm, p. 496-499 ; Hardouin, Coll. concil., t. n, col, 1185 j
Les actes de la première session, qui s'ouvrit le 2 mai 536, disent que le concile se réunit sur l'ordre de l'empereur. Toutes les sessions (il y en eut cinq) se tinrent dans le portique est de l'église de Marie daus le voisinage de la grande église ; la présidence revint au patriarche Menas. A droite du patriarche, prirent place les cinq évoques italiens envoyés par le Siège apostolique à Constantinople, et qui y étaient restés avec Agapet : c'étaient Sabin de Canusa, Epiphane d'Eclane, Astère de Salerne, Rustique de Fiesole et Léon de Noie. Il y avait, en outre, à droite vingt-trois, et à gauche vingtquatre métropolitains et évêques des différentes parties de l'empire. [7551 Le plus célèbre d'entre eux était Hypatius d'Éphèse ; on voyait à gauche deux diacres, deux notaires et plusieurs clercs qu'Agapet avait amenés avec lui ; en outre, les apocrisiaires des patriarches d'Antioche (Theopolis) et de Jérusalem, absents, et des métropolitains de Césarée, d'Ancyre et de Corinthe absents également ; enfin le clergé de Constantinople.
Après que tous eurent pris place, le diacre et notaire supérieur Euphémius dit que « le prêtre Marinianus(ou Marianus),higoumène du monastère de Dalmatius, et exarque de tous les monastères de Constantinople, avec les moines d'Antioche et de Jérusalem présents dans la ville, avaient remis une supplique à l'empereur ; celui-ci, accédant aux désirs des pétitionnaires, avait ordonné de lire leurs mémoires devant l'assemblée qui en déciderait conformément aux règles de l'Eglise. Ces moines et le référendaire Théodore, qui leur avait été adjoint par l'empereur, demandaient à être introduits devant les Pères 4. » Le patriarche Menas le leur accorda, et aussitôt arrivèrent plus de quatre-vingts abbés et moines de Constantinople, d'Antioche et de Palestine ; le référendaire impérial remit l'écrit adressé à Justinien que le patriarche fit aussitôt lire par un diacre. Cet écrit portait en substance : Anthime (patriarche déposé de Constantinople), Sévère (ancien patriarche d'Antioche), Pierre (d'Apamée) et Zooras (moine eutychien) avaient occasionné des troubles, prononcé l'anathème contre les saints, et, à Constantinople même, érigé des autels profanes et des baptistères, en face des autels véritables. Anthime, en particulier, jadis évêque de Trébi-
Coleti, Concilia, t. v, col, 961 ; Mansi, Supplem., t. 1, col. 416 ; Conc. ampliss. coll., t. yiii, col. 870 ; D. Ceillier, Hist.génér.aut. ecclés., 2e édît., t. xi, p. 851- 856. (H. L.)
1. Mansi, op. cit., t. vin, col. 877 sq.; Hardouin, op. cit., t. il, col. 1187 sq.