Quatrième session, le 11 octobre
La quatrième session se tint le 17 octobre 451, en présence des commissaires impériaux et des sénateurs qui firent d'abord lire, dans le procès-verbal de la première session, les passages dans lesquels ils avaient opiné pour la déposition de Dioscore, de Juvé- [453^ nal, de Thalassius, d'Eutathe, d'Eusèbe d'Ancyre et de Basile, et ceux qui contenaient des explications données par écrit, sur la foi, par les évêques 4. On lut ensuite la conclusion des actes de la seconde session, qui donnait aux évêques un délai de cinq jours pour examiner la question dogmatique. Cette lecture faite, les commissaires et les sénateurs dirent : « Qu'a décidé le très saint concile sur la foi 2 ? » le légat Paschasinus répondit en son nom et au nom de ses collègues : « Le saint concile conserve intacte la règle de foi de Nicée confirmée à Constantinople. 11 reconnaît, en outre, l'explication du symbole fournie à Ephèse par Cyrille. En troisième lieu, le vénérable Léon, l'archevêque de toutes les Eglises (Tuaawv tûv 'ExxXïjauov àp^iETuiaxoTuoç), a exposé la vraie foi dans sa lettre qui condamne l'hérésie de Nestorius et d'Eutychès ; c'est cette foi que reconnaît le concile et à laquelle il s'attache, sans en rien y retrancher ni rien y ajouter 3. »
Lorsque le secrétaire Béronicien eut traduit en grec les paroles de Paschasinus, tous les évêques s'écrièrent : « Nous croyons tous ainsi, nous avons été baptisés et nous baptisons dans cette foi, c'est
rétabli sur son siège ; la cassation des actes d'Ephèse fut réservée pour une session ultérieure (H. L.)]
1. Les actes de cette séance se trouvent dans Mansi, t. vu, col. 1-97, et Hardouin, t. ii, col. 382-446. La liste des présents à la séance, qui se trouve en tête de ces actes, est très incomplète.
?. Nous avons dit plus haut que pendant ces cinq jours une commission devait, chez Anatole de Constantinople, traiter la question de la foi. Nous verrons un peu plus loin, par le témoignage explicite des évêques de l'Illyrie, qu'il y eut, en effet, des réunions dans ce but ; en outre, on peut conclure d'une expression de Paschasinus, que la commission avait précisément pris la décision que Paschasinus annonce aux commissaires, décision conforme à celle qui fut prise dans la ne session ; au commencement de la ve session générale, nous aurons à parler d'une affaire plus grave dont s'est aussi occupée cette commission.
3. Mansi, op. cit , t. vu, col. 7 sq. ; Hardouin, op. cit., t. H, col. 386.