Cf. Walch, Ketzerhist.,t. vin, p. 284 sq
4. Voir les écrits de ces trois papes dans Mansi, op. cit., t. ix, col. 58 sq., 61 sq., 433 sq., et S. Grégoire, Episiol. ad Joannem Constantinop., lib. I, epist. xxv, P. L., t. i, col. 478. Cf. Ketzerhist., t. vm, p. 288, p. 93, 95,
y) On ne saurait admettre que le Ve concile œcuménique ait dé- [793] crété les quinze anathèmes contre Origène, attendu que Théodore Askidas assista au concile et y exerça une très grande influence ; on pourrait presque dire qu'il en fut le promoteur.
o) Si l'on compare les quinze anathèmes contre Origène avec ceux qui se trouvent dans la lettre de l'empereur à Menas et aux patriarches, on trouve entre les deux séries une ressemblance frappante, si bien que les quinze anathèmes ne paraissent être qu'une rédaction plus complète, faite par la aùvoàoç èvoYj^ouaa de 543, sur les dix anathèmes de l'empereur.
e) Si on admet a priori que la auvoàoç èvBvj pouffa s'est contentée de signer l'édit impérial et les anathèmes qui y étaient joints, on ne s'explique pas comment le concile aurait, en outre, rédigé ces quinze anathèmes ; mais on conçoit très bien qu'il ait voulu censurer d'une manière plus exacte et plus complète les erreurs d'Origène. C'est ce que dit Evagrius, qui nous donne, sur la auvoooç èvàY^oDaa, des renseignements importants et trop négligés jusqu'ici : il dit que l'assemblée avait prononcé par acclamation la condamnation d'Origène et de ses partisans, et envoyé ensuite à l'empereur une lettre synodale, dont notre historien cite trois fragments. Le premier est une sorte d'introduction où le concile fait l'éloge de l'empereur : « Comme tu possèdes une âme tout à fait à la hauteur des hiérarchies célestes, ô très chrétien empereur ; » le second dit : « Nous fuyons donc, oui nous fuyons ces principes (ceux d'Origène) : car nous n'avons pas d'oreilles pour une voix étrangère, et nous l'avons (Origène) lié des liens de l'anathème, comme un malfaiteur et un voleur, et chassé du sanctuaire. » Enfin le troisième fragment porte : « Tu verras ce que nous avons fait, par les communications écrites que nous t'envoyons. » 11 semble indubitable que les quinze anathèmes ont dû être ajoutés à la lettre synodale dont parle ici Evagrius, puisque tel était le principal objet de la réunion du concile. Evagrius lui-même parle d'un appendice contenant les erreurs des origénistes, et dont il extrait la proposition hérétique de Théodore Askidas, dont nous avons parlé, et qu'il donne comme la cinquième. Nous avons reconnu [794] que cette proposition d'Askidas ne se trouvait pas dans les quinze anathèmes ; on doit donc se demander comment elle se trouve
106. Dans ses notes sur Evagrius, 1. IV, c. xxxviii, Valois avait déjà relevé ce passage.