‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 414 sur 544 · LES QUINZE ANATHÈMES CONTRE ORIGENE · texte numérisé non relu

LES QUINZE ANATHÈMES CONTRE ORIGENE

mentionnée ici ; nous répondrons que cette proposition de Théodore Askidas n'est pas un anathème ; de plus, comme l'édit impérial adressé à Menas (et au concile) comprend trois parties : la lettre proprement dite, vingt-quatre citations prises dans Origène et dixanathèmes, on peut présumer que la réponse du concile se divisait aussi en trois parties : 1° la lettre synodale ; 2° des citations d'Origène ou des origénistes (et, en particulier, d'Askidas, qui avait été expressément dénoncé par les moines palestiniens, et dont le concile avait toutintérêt à parler, pour affaiblir son influence à la cour), et 3° les anathèmes. Cette supposition et nos autres explications nous semblent écarter les dilficultés et présenter les choses sous leur vrai jour. Voici maintenant les quinze anathèmes :

Can. 1.

Et TIÇ TYJV {J.I)6g)SyJ TCpOUTCOCp^tV TWV 6u^(0)V, XOtî TYJV TOWTY] ê7U0{JL£VY;V T£pOC-

twSy) «TCOxaxaaTaatv Tupeaôeùet* àvàÔ£pt.a lato).

Quiconque croit à la fabuleuse préexistence des âmes et à la condamnable apocatastase qui s'y rattache (c'est-à-dire au rétablissement de toutes choses telles qu'elles étaient à l'origine): qu'il soit anathème.

Can. 2.

Et tiç \é^ei, TîavTWV twv XoYtxôv t^v izapa^cù^r^ voaç àaw^àTOUç, xat àôXouç Y£VOV*vaL ^Xa ^avTY]ç àptôjJLOîî, xat ovcptaxoç, wç êva^a rcavicov to'Jto)v *f£V£<70at ty) t«ut6t!QTI tyjç oùataç, xat ouvajjisoùç, xat kvzpyeictq xat T?j itpbç xbv @cbv Ao^ov êvwasiTS, xat yvfynï xopov Ss aoiov Xaêeiv tyjç Seiaç ôscoptaç, xat 7upbç xb x£tp°v Tpaw^vat xaxà tyjv éxaaiou âvaXo^tav tyjv èwl touto jboTUYjç , xat slXvjçsvat aw^axa XeTCxojJispsaTepa, yj lua^uiepa, xat ovo^a xXYjpwaaaSai, Stà to, <ï)ç cvojjiaTtov, outcd xat awpLaxwv otaçopàç eïvat tgW avco Buvajj.£(ûv* xaî èvxeuôsv, xoùç jasv Xepou6i{JL, toùç 8s Sepa©^, xoùç Se 'Ap^àç, xat 'EÇouataç, vj KuptQTYjTaç, y) ©povouç xat 'Ayyi'kouç, xat osa sœtÎv oupavta Ta^l^aTa, Y£T2vévat ts, xat ovojAaaÔYjvat' àvaOsjxa saxco.

Quiconque dit : la création de tous les êtres raisonnables ne comprenait que des esprits sans corps et tout à fait immatériels, n'ayant ni nombres ni noms, de telle sorte qu'il y avait entre eux identité par l'égalité de substance, de force et d'énergie, de même que par leur union avec le Dieu Logos et leur connaissance de ce même Logos ; mais n'ayant plus voulu de la vue de Dieu, ils se sont adonnés à de mauvaises choses, chacun suivant ses penchants, et ils ont pris des corps plus ou moins par-

faits et reçu des noms, car dans les Puissances supérieures il y a une différence des noms de même qu'il y a une différence des corps ; c'est pour cela que les uns ont été appelés Chérubins, les autres Séraphins et Archanges, et Puissances, et Dominations, et Trônes, et Anges, c'est pour cela qu'il y a tant d'Ordres célestes : qu'il soit anathème.

Can. 3.

Et tiç Xsy£1' tgv YjXiov, xat tyjv (isV^VYjv, xat xoùç à(7T£paç , xat aùià TYJÇ aÙTYjç twv Xoyixwv èvaàoç cjvtcx, èx wapaTpoiCiJç tyjç Iwl to ^eipov Y£Y°V£vat touto, uxsp èffriV àvaGs[J.a ïaTto.

Quiconque dit que le soleil, la lune et les étoiles font aussi partie de ces êtres raisonnables, et qu'ils ne sont devenus ce qu'ils sont que parce qu'ils se sont tournés vers le mal: qu'il soit anathème.

Can. 4.

Et Ttç Asyet, t« Xoftxà Ta tyjç Ô£taç vrféœrfi àzo^uY^via, <ru){j.aat ttoc/utspotç TCtç xaÔ' Yj^aç èvcuGvjvat, xat àvôpwftouç cvojj.aaG^vaf toc 8s Itcito axpov ty;ç xaxtaç èXYjXaxsTcx, t^^poÊÇ? **È Çoçspctç àvcuO^vaiawjj.aat, xai oat^ovaç y] irvsujJiaTtxà ty;ç ïïovyjpiaç stvat ts, xat xaXstaGat* àvatOspa sœtcù.

Quiconque dit que les êtres raisonnables dans lesquels l'amour divin s'était refroidi, se sont cachés dans des corps grossiers tels que les nôtres, et ont été appelés hommes, tandis que ceux qui ont atteint le dernier degré du mal ont eu en partage des corps froids et obscurs et sont devenus et s'appellent des démons et des esprits mauvais : qu'il soit anathème.

Can. 5.

Et tiç Xlftc, èç 'AYftXmlîÇ y.aTa<7Taa£G>ç , xat tApya'ffî£ki%¥lq tyuyvArtv xaTaaTaatv vtv£aÔat, ey- °- ^uX*fë SatjJiovitoSYj, xat âvGpw^tvrjv, èx oï àvGpco- 7;ivy;ç, 'Av^saouç KftXtv, xat oat^ovaç AtvsaGat, xat sxaarov Tay^aTÔv oùpavtwv ouva'j.sV/;. y) oXov Ix tûv xaTco, rt èx twv avw, y) èx twv avw xat tgW xaTW auv£aTY3X£vat" àvaGqjia £<jtg).

Quiconque dit: De même que la catastase des anges et des archanges en a fait des âmes d'hommes ou de démons, de même les hommes peuvent devenir de nouveau des anges et des démons, et toute classe des hiérarchies célestes se trouve ou bien en haut, ou bien en bas, ou bien également en haut et en bas : qu'il soit anathème.

Can. 6.

Et TtÇ XéfSl, OtTTYJV TC£ÇYJV£Vat TO févOÇ TWV Oat[/.6vQV, ffU-ptpOTOtSjJieVOV EX T£ ^U^WV àvGpWTUtVCOV, Xat èx XpStTTOVCÙV XaTaTUTCTOVTtOV ÇtÇ TOUTO TCV£U[i.aTO)V.

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