LES QUINZE ANATHÈMES CONTRE ORIGÈNE
ïva 5s voSv sx Trao-rçç tyjç orfîev Évaooç tgW Xoyixôv (Xtuivyjtov privai ty)'ç Ô£iaç àYarir;ç, xai 6£topiaç* cv Xpiaxbv, xai BaaiXéa Y£Yov^Ta rcavTtov tôv Xo^ixàSv ~apavaYc£v 1 ^aaav tyjv <7G)[AaTiXY)v çuaiv, oùpavov te, /.ai Y"0V xo^ t* ev jjtiatû' xaï on 6 xojjjioç TupsffôuTspa tyJç uTuapÇswç aàiou aroi^eîa £'xwv £VUTCocrcaTa, £v;pbv, 6yP°v> ôep[/.bv, ^uypov xai ty;v loÉav xpbç yjv âreTUTuwÔY] outg>ç Y£Y0V£) xai °Tl °^x' 0 ^avaYia xai ojjloo'jopioç Tpiàç ISvjjJiioùpY'rçffS tcv xia^ov, xai 8 là toUto èari y£Vvyîtoç àXX' o vouç, ov ?aai SvjpuGupYixbv, TîpoUTCap^wv tou xoœjaou, xai te etvai auxô tw xôffjxw ftaps^wv, y^vv^tov àvaociÇEV àva- Os^a SOTCd.
Quiconque dit : Il y a deux espèces de démons, dont l'une comprend les âmes des hommes, et l'autre des esprits profondément déchus ; et, de tout l'ensemble des êtres raisonnables, il n'y a là qu'un esprit qui soit resté inébranlable dans l'amour divin et dans la contemplation divine, et cet esprit est devenu le Christ et le roi de tous les êtres raisonnables, et il a créé tous les corps qui existent dans le ciel, sur la terre et entre le ciel et la terre, et le monde s'est fait, dans ce sens qu'il a en luimême des éléments qui sont plus anciens que lui, et qui subsistent par eux-mêmes, à savoir, le sec et l'humide, le chaud et le froid, et l'image et il a été formé par le concours de ces éléments, et ce n'est pas la Trinité très sainte, et de même substance, qui a créé le monde, mais celui-ci a été fait par l'esprit qu'on appelle démiurge, qui est plus ancien que le monde, et qui lui communique son être : qu'il soit anathème.
Can. 7.
Ei tiç Xéys.1, Xpiorbv Xeyo[j.evov iv popffj ©sou orcap^Eiv, xai Tzpb iravicov tûv alwvwv évtûÔ£VTa toj ®eô Aoyw, fat' saycatùv tûv f^Epâv xevûaai Éauibv nplç xb àv6pu)7:ivsv, èX£YJo"avTa rrçv wç çaai YsvojJLtVYjv ttoXog^eBy) xaxaTUTW- Œiv twv ty;ç a'jTY;ç Évaooc, xai ÏKOwa'yaytlv a'^cùç (3ouXo[/.svov Sià TuavTwv Y^vÉo-Oat, xai aa)[xaTa cia<pcpa [XETa^çiaaasÔai, xai cvs^axa xXvjpwaaaôai, iravxa Traui Y£Y£vr<[J'-vov) £V 'Ayy^siç, 'Ayy£^ov> àXXà xai èv Auva^sai, Aùvapiiv, xai èv aXXoiç TûtY^aaiv -q s'icsai twv XoftXÔV àp^oviwç éxacroiç |X£ia[ji.opçc5aôai' £ixa TrapaTrX^a-ttoç yj(j!v jASTS<T)(Y;xsvai dapxbç xaiaïjJiaTOç, xai YSY°^£vai xai tciç àvôpoWoiç avôptoTuov' xai jj.tj 6[j.oXoy£î, tov 0£bv Aoycv xsvtoÔyjva T£ xai èvayopcoTUicrai* àva6e|xa scrrco.
1. IlapaYayetv ne doit en aucune manière se traduire, comme on l'a fait jusqu'ici, par prœtergressus, ce qui donnerait le sens : le Christ est passé par tout ce qu'il y a de corporel dans le ciel et sur la terre, napa^ayeiv se rapproche plutôt du 7rapaY(i>Yr,, qui se trouvait dans le second anathème, et signifie creare, producere, créer, appeler à l'être. Dans son Thésaurus, Suicer a complètement oublié ce sens. Cf. Estienne, Thésaurus, aux mots uapaYto et TCapaYWY1^
Quiconque dit : Le Christ, dont il est rapporté qu'il a paru sous la forme de Dieu, et qu'il a été uni avant tous les temps avec le Dieu Logos, s'est abaissé dans les derniers temps jusqu'à l'humanité, a eu, selon leur expression, pitié des diverses chutes qui se sont manifestées dans les esprits réunis en une seule unité (dont il fait lui-même partie), et, pour les réparer, a passé à travers les diverses classes, a eu différents corps et différents noms, est devenu tout en tous, Ange parmi les Anges, Puissance parmi les Puissances, a revêtu, dans les différentes classes des êtres raisonnables, une forme correspondante à cette classe, et enfin a pris comme nous la chair et le sang, et est devenu un homme pour les hommes ; quiconque enfin ne professe pas que le Dieu Logos s'est [796] abaissé et est devenu homme : qu'il soit anathème.
Can. 8.
Ei tiç Xlfât, xbv ®£bv Aofov tov optootjfftov Tto Bsw xaî Ilaipt xaï àyta) Ilveùijum tov aapxarôevTa xat IvavôpwTCiQijavTa, tov £va tyjç àyiaç Tptàooç, xt>picùq Xpiarcv, àXXà xaTa^pYjorixûç, Stà tov, wç çafft, X£vu)aavTa éauTOV vouv ; wç cruvYjfjt.[X£vov aÙTG) tô @eg) Aoyo), xaî xuptwç XeYo^svov XpiaTov' àXX' èxetvov S ta toutov Xpiorov, xaî toutov Si' èxetvov 6eov* âvaÔ£|j,a Iœtw.
Quiconque dit que le Dieu Logos, consubstantiel au Père et au Saint-Esprit, qui s'est fait chair et est devenu homme, l'un de la Trinité, vraiment Christ, — n'est appelé Christ que d'une manière impropre (xaraxpwcxwç) à cause de l'esprit (voOç) qui s'est lui-même abaissé ; en tant qu'il a été uni au Dieu Logos ; que le Logos n'est Christ que par l'union avec le voûç, et le vov? n'est Dieu qu'à cause du Logos : qu'il soit anathème.
Can. 9.
Et tiç Xé*f£t, 'ÔTt ou^ o Aoyoç tou ©eou aapxwGstç crapxî èfj^u^o) [*£>/;, ^u^rj Xoytx^ xat vospa xaTsXi^XuGsv eiç tov aovjv, xat xaXtv elç tov o-jpavbv 6 ai)Tbç àva6£?Y)X£V, àXX' o 7uap' aÙTOtç XeyofJLSvoç vouç, ov âasêouvTeç Xoyouai xupuoç Xptaibv, tyjtyjç ptovaBoç ff^aei 7U£TrotY]fjt,£VOv* àvaôspta è'oro).
Quiconque dit que ce n'est pas le Logos divin incarné dans un corps animé d'une âme raisonnable et intelligente, qui est descendu aux enfers et qui est remonté aux cieux, mais bien ce qu'ils appellent l'esprit (vouç) dont ils disent, d'une manière impie, qu'il est vraiment le Christ ce qu'il est devenu par la connaissance du ((wvàç) : qu'il soit anathème.