P. G., t. xxv, col
6. J.-B. Chabot, Collection des synodes nestoriens, dans les Notices et extraits des manuscrits, t. xxxvn, p. (syr.) 27.
7. J. Labourl, Le christianisme dans l'empire perse sous la dynastie sussanide, in-12, Paris, 1904,
En Italie, l'existence des chorévêques, mais sous un nom différent, paraît très ancienne. Un texte de Sozomène, rappelé plus haut, nous apprend que les novatiens établis en Phrygiey possédaient des chorévêques. Or, la secte novatienne était originaire d'Italie et son chef, Novatien, avait été ordonné frauduleusement par trois évêques de campagne ou de bourgades italiennes, ttoXixvéwv, en 249 4. Si les novatiens ont possédé des chorévêques c'est que, à la date de leur rupture, au milieu de 111e siècle, l'existence du chorépiscopat en Italie était un fait avéré. Il n'est pas impossible de remonter plus haut. Le personnage un peu énigmatique nommé Urbanus papa dans les actes de sainte Cécile (dernier quart du 11e siècle) était évoque du pagus de l'Appia, Triopius 2. Plus haut encore, sous Antonin, le vicus Baccanensis dans la Tuscia, possédait un évêque nommé Alexandre 3. Enfin Labricum, proche de Tusculum, avait ses évêques propres 4.
En Afrique, un canon nous apprend que l'évêque pouvait ordonner ou laisser ordonner des évêques dans le diocèse, in diœcesi 5. Catholiques et donatistes comptaient de ces évêques non attachés à un siège épiscopal déterminé. Un seul village pouvait devenir ainsi la résidence de plusieurs d'entre eux 6. Les actes de la Conférence de Carthage, en 411, ont soin d'établir une différence entre les episcopi cardinales et authentici et ceux qui né sont désignés que comme imagines in diœcesibus 7.
Enfin, on a cru pouvoir attribuer le caractère épiscopal aux membres de corps presbytéral 8. Cette hypothèse nous paraît peu probable 9.
Ainsi au ive siècle, et presque dès le début de ce siècle, on trouve les chorévêques établis un peu partout ; non seulement en Asie-Mineure, mais
1. Théodoret, Hxret. fabul. compend., 1. III, c. v, P. G., t. lxxxiii, col. 405.