Bull, di arch. crist., 1873, p
5. Labbe, Concilia, t. n, col. 1080 : Sed in provincia nostra, cum aliqui forte in diœcesi, concedente eo episcopo in cujus potestate fuerant constitutœ, ordinati sunt episcopi, etiam diœceses sibi vindicant.
6. S. Augustin, Breviculus collationis contra donatistas, 5, P. L., t. xliii, col. 615.
7. Collatio Carthaginensis, ann. 411, act. i, n. 165, dans Labbe, op. cit., t. ii, col. 1397.
8. Chr. Lupi, Dissertatio prœmialis ad concilium nicxnum, can. 5, in-4, Venetiis, 1737.
9. L'argument tiré du titre d'évêque donné à Félix par les Africains, P. L., t. xliii, col. 832, pendant que le siège de Rome par Alaric retenait Innocent 1er à Ravenne, ne peut être admis. Félix possédait le titre et le caractère épiscopal sans que nécessairement ces avantages dussent être étendus au corps presbytéral tout entier.
LA LÉGISLATION CONCILIAIRE RELATIVE AUX CHOREVEQUES 1211
en Phénicie, en Palestine, en Arabie, en Perse, en Arménie et même en Egypte. Mais dans ces simples indications nous devons nous estimer assez heureux de découvrir l'attestation cherchée, il ne faut guère espérer plus. C'est dans les textes qui traitent ex professo du chorépiscopat que nous trouvons seulement les détails relatifs au fonctionnement de l'institution. Tout d'abord les souscriptions des conciles aident à préciser un point vague : le nombre des chorévêques. Nous avons dit que le concile de Séleucie, en 410, se plaignait de ce nombre excessif, or voici quelques chiffres. Les souscriptions au concile de Néocésarée, vers 314, offrent, sur les listes grecques, les noms d'Etienne, chorévêque de Cappadoce, Rodus (ou Rhodon), chorévêque de Cappadoce 1.
Les souscriptions au concile de Nicée, en 325, offrent, dans les listes grecques, syriaques et arméniennes : Palladius et Seleucius (ou Seleucus) chorévêques de la province de Célésyrie ; Eudémon, 2 chorévêque de la province de Cilicie ; Grégoire 3, Etienne 4, Euphronius (ou Eudramius), Rhodon et Théophane, chorévêques de Cappadoce ; Hezychius (ou Eusebios), Théodore, Anatolius, Aquila (ou Akylas, Auclas), Quintus (ou Contus), chorévêques de la province d'Isaurie, Théophane et Eutalius, chorévêques de Bithynie 5.
Cette énumération inspirera deux remarques, c'est premièrement que, à la différence des évêques proprement dits, tous ces chorévêques sont mentionnés avec l'indication d'une province, parce qu'ils sont évêques de région et n'ont pas leur siège épiscopal dans une ville déterminée. Deuxièmement, quoique le concile se tînt dans la province de Bithynie, celleci n'envoie que deux chorévêques, la province de Cappadoce en envoie cinq à elle seule. Or, nous verrons plus loin que l'évêque de Césarée de Cappadoce comptait quelques années plus tard cinquante chorévêques.
Revenons aux souscriptions conciliaires : Des chorévêques souscrivirent au concile d'Éphèse (431)6 et au concile de Chalcédoine (451). Dans ce même concile nous voyons que les quartodécimans — comme les novatiens, les montanistes, les nestoriens — comptent dans leur hiérarchie des