Monum. Germaniœ historica, Epist., t. m, part. 1, p
5. Gesta episcoporum Cenoinanensium, n. xiv, dans Mabillon, Vetera analecta, in-fol., Parisiis, 1723, p. 276 : Petrus cenomanicx partis parochix, temporibus Theodorici régis, chorepiscopus et adjutor domini Aigliberti fuit. Ipse enim dominus Aiglibertus archicapellanus et princeps episcoporum regni erat. Ideo ei concessum erat ut haberet adjutorem sibi et chorepiscopum, ut quando ipse prxoccupalus in servitio regali erat, prxdictus chorepiscopus ei adjutorium procura/et aliquod, non in faciendo tamen quod ei licitum non erat proptcr summum episcopalem ministerii,sed quantum a vrxdicto ei domno Aigliberlo licite et canonice concedebatur.
Eglises sous l'épiscopat agité de Gauziolène (725-770), ce sont : Sigefroy. Didier, Berthode et Mérole, plus tard élevé lui-même sur le siège épiscopal (772-785) 1. Au chorépiscopat de l'Eglise du Mans, nous pouvons ajouter celui de l'Église de Verdun, qu'administra pendant une vacance de douze ans (765-776) le chorévêque Amalbert. Il vivait en solitaire dans un petit oratoire en qualité de chorévêque, suivant la coutume de ce temps, écrit un chroniqueur 2. A Lyon, nous voyons un chorévêque au début du ixe siècle, et il n'est autre que le célèbre Agobard, sacré épiscopalement par trois évêques afin de devenir coadjuteur de Leidrade (808) à qui il succédera 3. A Langres, l'évêque est assisté des abbés de Saint- Bénigne de Dijon, Hibert, Ingebramne, Bertillon, qui portent le titre de c[1i\orepiscopi ou coepiscopi 4, terme qui désigne l'auxiliaire de l'évêque.
Ce sont là des mentions, somme toute, assez rares ; il s'en faut de beaucoup que les documents soient aussi sobres d'indications sur les archiprêtres et les archidiacres. On peut ne pas craindre de s'éloigner beaucoup de la vérité en considérant l'établissement d'un chorévêque en Gaule, du ive au vie siècle, comme un fait exceptionnel. A partir du vne siècle, les chorévêques reparaissent, mais un même personnage est souvent appelé abbé 5, chorévêque ou évêque. Sa dignité n'est pas attachée à un siège fixe ; sa résidence est toujours éloignée de la ville épiscopale 6, ce qui lui vaut les titres de episcopus in métis 7, episcopus vicanus 8, episcopus villanus 9. L'église qu'il dessert a des privilèges inférieurs à ceux que possède l'église cathédrale ; elle possède des fonts baptismaux et le droit de sépulture ; elle compte un certain nombre de clercs, reçoit des offrandes et des dîmes sur lesquelles l'évêque prélève sa part. Les chorévêques siègent dans les conciles avant les abbés 10, ils signent les preca-