‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 446 sur 544 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

poterat et non aliter contingere nullo modo quidquam de suo ministerio prxsumeret... Prœdictus sacerdos Merolus chorepiscopus saorarctur, ut ministerium episcopale facere cxcrcerc canonice atquc perficere posset *.

ce Conformément aux conditions nouvelles du gouvernement ecclésiastique en Orient et en Occident, les évêques, écrit J. Parisot, en vinrent à se réserver entièrement les fonctions non concédées aux simples prêtres. Les pouvoirs d'administration et de juridiction furent communiqués aux premiers du clergé dans l'ordre des prêtres, ou dans celui des diacres. A Gonstantinople le upwT07rauaç qui, à la messe pontificale, a le pas sur les autres dignitaires, possède, comme les chorévêques anciens, le privilège de remplacer le patriarche dans certains offices, avec des droits déterminés sur les prêtres des villages 2. A Venise et dans les îles, il ordonnaitdes lecteurs. Chez les Syriens, le « periodeute », dont le nom et la charge sont un emprunt à l'Eglise grecque 3, ordonne les' lecteurs et les exorcistes 4 ; comme l'exarque byzantin il visite et administre les églises de campagne. Le periodeute ou « visiteur », originairement le député du chorévêque, prit ainsi la place de celui-ci, exerçant tous ses offices, l'ordination en moins. De plus, à la différence, sernble-t-il, du chorévêque, la dignité du periodeute n'était pas perpétuelle. Les canons et les rubriques de l'office de leur institution prévoient le retrait de cet emploi à la volonté de l'évêque. Le chorépiscopat subsiste de nos jours dans l'Église byzantine, où les auxiliaires des évêques diocésains, ou bien les chefs des grandes églises traitent au nom de l'ordinaire les affaires diocésaines et célèbrent les ordinations majeures. On les désigne officiellement par le nom d'évêques titulaires, TtTov)>àpioi, mais ils sont appelés plus communément àpxiepanxol repoi'a- Tà[xevot 5.Ce sont de véritables évêques, mais de second rang, êvl ôvo[xaTi©iXà> 6, et le premier document établissant authentiquement leur fonctionnement

1. Acta episcoporum Cenomanensium, n. xvn, dans Mabillon, Vetera analecta, Parisiis, 1723, p. 288, 289.

2. Nous n'avons pas la formule grecque parce que les textes liturgiques connus sont d'une époque où le chorépiscopat n'était plus conféré depuis longtemps. L'ordination des chorévêques au rite syrien, analogue à celle des périodeutes, économes, archiprêtres, est conservée dans des manuscrits du xme siècle (Biblioth. nationale, fonds syriaque 112, 14o et 113, 23°) et du xve (120, 8°) Cf. Zotenberg, Catalogue des mss. syriaques de la Biblioth. nationale, p. 73, 76, 79. Voir la traduction latine de Renaudot dans Denzinger, JRitus orientalium, p. 92 sq. ; Martène, De antiq. Ecoles, ritib., t. n, p. 293.

3. Zonaras, In can. 51 Laodic., dans P. G., t. cxxxvn, col. 1417 ; Aristène, In can. 10 Anlioch., P. G., t. cxxxvn, col. 1162, 1166.

4. Bar-Hébrœus, Nomocanon, c. vin, sect. vin, dans Mai, Scriptor. vet. nova collectio, t. x, part. 2, p. 52.

5. Mélèce Sacellopoulo, 'Ey./tXyjo-iaorixov Scxatov, Athènes, 1898, p. 209.

6. Gédéon Chartophylax, Kavovixac StaTa£si; xwv Ilarptap/wv Kwvo-ravTtvouTro- Xewç, Constantinoplc, 1888, t. u, p. 455.

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