‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 454 sur 544 · S. Basile, Epist.y cclxiii, P. G., t. xxxn, col · texte numérisé non relu

S. Basile, Epist.y cclxiii, P. G., t. xxxn, col

Orient. Une première démarche — l'envoi de deux lettres, l'une pour les évêques d'Italie et de Gaule, l'autre destinée spécialement au pape — pourrait avoir été mal interprétée. Basile sollicitait une mission en Orient dans le but de faire connaître au pape ceux qui étaient, oui ou non, dignes de sa communion1 . Au lieu de cela on rapporta des assurances de sympathie.

A l'instigation de saint Basile, le patriarche saint Mélèce rédigea un appel aux Occidentaux, appel contre-signe de trente-deux évêques, sollicitant la réunion d'un concile 2 . Après plus d'une année d'attente, on vit arriver un prêtre latin porteur d'un formulaire à souscrire.

Saint Basile ne se rebuta pas et tenta une troisième fois de secouer cette indifférence. Il obtint tardivement, dans un concile tenu en Illyrie, en 375, un rescrit de Valentinien qui répudiait formellement la politique arienne et persécutrice de Valens et obligeait ce dernier à apposer sa signature à côté de celle de son frère et à y conformer sa conduite. L'accalmie qui en résulta dans la persécution ne dura que peu de mois.

Dans l'affaire du schisme d'Antioche dont nous avons rapporté les péripéties dans Y Histoire des conciles, saint Basile sollicita la médiation de saint Damase, mais ce pape montra dans toute cette affaire la plus insigne maladresse 3. Basile toujours berné et rabroué se dégoûta de servir une cause qui accueillait si mal ses partisans, (c II me vient à l'esprit, écrit-il, le mot de Diomède 4 : Mieux valait ne pas le prier : c'est un homme orgueilleux. Les caractères superbes quand on les honore n'en deviennent d'ordinaire que plus dédaigneux. Si Dieu nous devient propice, qu'avonsnous besoin de plus ? Si sa colère continue à s'abattre sur nous, de quel secours nous sera l'orgueil occidental ?... Je voudrais écrire à leur coryphée en dehors de la forme ordinaire et ne lui parler d'affaires ecclésiastiques qu'autant qu'il faut pour insinuer qu'ils ne savent pas la vérité sur

1. S. Basile, jEpist., lxx et ccxliii, P. G., t. xxxn, col. 433, 901.

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