‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 455 sur 544 · S. Basile, Epist., xcn, P. G., t. xxxn, col · texte numérisé non relu

S. Basile, Epist., xcn, P. G., t. xxxn, col

3. Damase ne voyait les affaires d'Orient que par les yeux du patriarche d'Alexandrie, Pierre, réfugié à Rome. Celui-ci avait hérité des rancunes qu'on entretenait soigneusement parmi le clergé alexandrin à l'égard des Orientaux qui avaient si ardemment combattu Athanase. On se défiait de tout et de tous; on ne s'interdisait pas les propos amers ; on traitait même d'ariens les colonnes de l'orthodoxie, mais d'une orthodoxie qui n'était pas à la mode alexandrine. Mélèce, Eusèbe de Samosate, Basile de Césarée n'échappaient pas à cette odieuse qualification qu'on regrette d'entendre prononcer non seulement à Alexandrie, mais dans l'entourage même du pape. Tout cela coûta cher au Saint-Siège, mais on ne le vit que trop tard. Basile, Mélèce et Eusèbe et bien d'autres avec eux déposèrent dans leur entourage un ferment de rancune dont on vit l'effet dans les assemblées de 381 et 382.

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