Id., t, x, col
NOTES POUR L'HISTOIRE DU DROIT d'âPPEL 1259
sous Jean VI, que YEcthcse et le monothélisrae furent condamnés par un concile romain 1.
Serge, métropolitain de Chypre. — Peu de temps après l'appel de Sophrone et dans les mêmes circonstances, le métropolitain de Chypre écrivit au pape Théodore et le supplia d'intervenir principalement contre Paul, patriarche de Constantinople, qui fut condamné par un concile romain, tenu en 648 2.
Saint Maxime le Confesseur. — Maxime vint à Rome au début du pontificat de saint Martin et le poussa à réunir un concile de cent cinq évoques qui jeta l'anathème sur Sergius, Pyrrhus, Paul et Cyrus.
Saint Théodore Studite, i°. — En 809, Théodore de Studion fut mis en prison et excommunié à cause de l'opposition qu'il avait faite à ce qu'il nommait l'hérésie des adultérins. Théodore réclama un concile convoqué par le pape. « Afin que le dogme catholique repousse l'hérésie et que, ni votre primauté (pontificale) ne soit anathématisée avec tous les orthodoxes par des voix sans autorité, ni les volontés mal disposées ne trouvent dans le concile adultère un prétexte pour se laisser entraîner au péché 3. »
Saint Théodore Studite. 2°. — En 817, Théodore prisonnier pour la foi au château de Métope pendant la persécution inconoclaste, envoie conjointement avec les higoumènes des monastères de Cathara, Picridium, Paulopetrium et Eucérie, un nouvel appel à Rome : « Que toute l'Eglise apprenne qu'ils sont excommuniés par vous, ceux qui ont anathématisé nos saints Pères. Vous feriez là une œuvre agréable à Dieu ; ce serait une joie pour les saints et les anges, un appui pour ceux qui chancellent, une confirmation pour ceux qui sont fermes, une résurrection pour ceux qui sont tombés, une allégresse pour toute l'Eglise orthodoxe et, pour votre primauté, selon l'expression des anciens, une éternelle mémoire 4. »
H. Leclercq.