‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 502 sur 544 · S. Épiphane, Hœr., lxxviii, P. G., t. xlii, col · texte numérisé non relu

S. Épiphane, Hœr., lxxviii, P. G., t. xlii, col

pourrait bien avoir cédé à ce goût inné d'affirmation qui dépasse ses qualités critiques en écrivant ces lignes : Ut ex superfluo intérim concedam habuerunt postea in apostolatum, relinquunt officium conjugale. Nam cum Petrus ex persona Apostolorum dicit ad Dominum : Ecce nos relinquimus omnia, et secuti sumus te ; respondit ei Dominus : Amen dico vobis, quoniam nemo est qui dimiserit domum, aut parentes, aut fratres, aut uxorem, aut filios propter regnum Dei, qui non recipiat multo plura in seculo isto *« C'est là de l'exégèse et non de l'histoire. On peut dire la même chose de ce raisonnement de Tertullien : Si Christus reprobat Scribas et Pharisseos sedentcs in cathedra Moysi, nec facientes quse docuerunt ; quale est ut ipse super catliedram suam collocaret,qui sanctitatem carnis prœcipere magis, non etiani obire meninissent, quam illis omnibus modis insinuarat, et agendam, imprimis de suo exemplo, tum de cœteris argumentis 2. Saint Isidore de Péluse parle à peu près dans les mêmes termes 3. On en pourrait rapporter d'autres encore sans éclairer le moins du monde la ques* tion.

Et cependant il ne faut pas oublier que c'est au moyen de ces arguments et de quelques autres du même genre que s'est répandue l'opinion que les ordres hiérarchiques tiennent des apôtres le modèle et le précepte du célibat. Cette assertion contenue dans la lettre de saint Jérôme à Paramachius est gratuite et inexacte : Christus virgo, Maria, utrique sexu virginitatis dedicavere principia. Apostoli vel virgines, vel post nuptias continentes. Episcopi, presbyteri, diaconi, aut virgines eliguntur, aut vidui, aut certe post sacerdotium in œternum pudici 4.

Une phrase de saint Paul appelle ici un éclaircissement. S'adressant aux Corinthiens il dit : <L\ly\ oùx eyo^ev ê!;ou<x£av çayeïv xaî Kitîv; {j-yj oûx ê'xofJi.sv è!;oufftav àôeXçriv yuvatxa TrepiaYeiv, d>ç xal ol Xocuoi àuéffroXot xal o£ àSeXçol toy xvpt'ou xai K?)<pà<; 5. N'avons-nous pas le pouvoir de boire et de manger ? N'avonsnous pas le pouvoir d'emmener avec nous une femme d'entre nos sœurs, ainsi que font les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? » Tertullien dit à ce propos : Non uxores demonstrat ab apostolis circumductas, quas et qui non habent, potestatem tamen manducandi habent; sed simpliciter mulieres quœ illis, eodem instituto, quo et Dominum comitantcs, ministrabant 6, et saint Jérôme donne en deux mots le véritable sens lorsqu'il dit : Certe si yuvaîxaç, uxores accepimus, mulieres, id quod additur ; sororcs, tollit uxores ; et ostendit eas germanas in spiritu fuisse, non conjuges 7.

1. S. Jérôme, Contra Jovinianum, 1, I, P. L., t. xxm, col. 221 sq.

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